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La main au panier

Par Pierre Bohm

Basket : L’armada américaine impressionne déjà

Par pierre.bohm le 23 juillet 2012 Aucun commentaire

Kobe Bryant attaque le panier avec Manu Ginobili à ses trousses (Sipa)

A une semaine des Jeux Olympiques, la planète basket a déjà les yeux rivés vers l’équipe américaine, constellée d’étoiles NBA et grande favorite du tournoi. Hier, elle devait maintenir son invincibilité face à l’Argentine troisième équipe mondiale menée par le double All Star et triple champion NBA Manu Ginobili. Le match se déroulant à Barcelone, les américains rendaient hommage à leurs glorieux ainées de 92 en arborant le même maillot qu’eux. Et si le score finale est loin d’être ridicule pour les Argentins défait 86-81, les trois premières minutes du match ont de quoi faire peur à n’importe qu’elle équipe, au premier rang desquelles, la France de Tony Parker qui rencontrera les coéquipier de Kevin Durant (27 points, meilleur marqueur) dimanche prochain, pour leur premier match du tournoi olympique.

Un 19-3 qui fait mal aux dents

En effet, le début du match est catastrophique pour des Argentins dépassés dans tous les compartiments du jeu. Ils encaissent un 19-3 qui fait mal aux dents. Durant (3/3 à trois points sur cette période) Bryant (2/2 à trois points) assassinent un mètre derrière l’arc, distance NBA oblige. Point d’orgue de ce début de match de rêve, la passe aveugle entre les jambes de Kobe pour Kévin Durant qui dégaine. Il faut insister sur les velléités collectives de la Team USA qui partage la citrouille, prouvant qu’elle a bien compris qu’un jeu caricatural américain, exclusivement basé sur le un contre un ne passera pas.  En défense, Tyson Chandler, seul vrai pivot de l’effectif règne sur dans la raquette et au rebond et Chris Paul, chipe un ballon.

Mais ce début de match canons derrière l’arc (7/13 à trois points) est trompeur puisque logiquement, les Américains s’enflamment en deuxième quart-temps  et balancent briques sur briques (0/7 à trois points dans le deuxième quart-temps). Les Argentins reviennent dans le match et confirment qu’ils ne sont pas troisième mondiaux par hasard. Ginobili permet à l’Albiceleste de rester dans le match en marquant 19 de ses 23 points en second mi-temps. Finalement, la fin de match sera pleine de suspense mais les Américains finissent le travail en professionnels.

Mardi soir, dernier match de préparation pour les USA contre l’Espagne. Un vrai test pour Kobe et compagnie. D’autant plus que l’Espagne est réputée pour avoir la plus belle raquette du monde (les frères Pau et Mark Gasol et le contreur fou Serge Ibaka). Et justement, la Team USA parait un peu faiblarde dans la peinture.

Le résumé du match. Mention spéciale au contre violentissime de Westbrook (1mètre 91) sur Gutierrez (2mètres05)  :

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Une nouvelle Dream Team dans les starting-blocks

Par pierre.bohm le 9 juillet 2012 Aucun commentaire

Et si cette équipe olympique américaine était la nouvelle Dream Team ? Jugez plutôt : A la mène, cela sera Chris Paul (Los Angeles Clippers), Russell Westbrook (Oklahoma City Thunder) et Deron Williams (Brooklyn Nets). Sur les ailes, faites votre choix entre Carmelo Anthony (New York Knicks), Kobe Bryant (Los Angeles Lakers), , Kevin Durant (Oklahoma City Thunder), James Harden(Oklahoma City Thunder), Andre Iguodala (Philadelphia 76ers), et le MVP et champion de la saison LeBron James (Miami Heat). Enfin à l’intérieur, Kevin Love(Minnesota Timberwolves), Tyson Chandler (New York Knicks) et le dunkeur fou Blake Griffin (Los Angeles Clippers). Ouf.

Sur le papier, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher cette équipe de remporter, haut la main, le titre olympique. Car il est très probable que ces 12 joueurs seraient titulaires dans n’importe qu’elle équipe participant au tournoi olympique. Et pourtant, un joueur du calibre de Carmelo Anthony pourrait s’assoir sur le banc, dans une équipe qui compte aux poste de petits ailiers et d’ailiers fort (3 et 4), ceux d’Anthony, LeBron James, Kevin Durant, Kevin Love et Blake Griffin.

Et à regarder de plus près les entrainements contre des sparring partners sélectionnés parmi les meilleurs jeunes de la ligue, on se dit qu’il pourrait flotter à Londres, un petit parfum de Barcelone 92.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=69bc_OOLIMM[/youtube]

Dans la catégorie: Playground, Vidéos

Malaise autour du forfait de Joakim Noah

Par pierre.bohm le 6 juillet 2012 Aucun commentaire

Joakim Noah à Hawaï.(DR)

Le joueur des Chicago Bulls, absent des JO, est critiqué pour n’avoir pas été soigné par les médecins de l’équipe de France mais par naturopathie, une médecine non-conventionnelle. En outre, une vidéo ressort et devrait faire grincer quelques dents.

« Je ne suis absolument pas prêt. Pas prêt à courir, pas prêt à sauter. Et encore moins à jouer. Il me faut encore du temps et du travail, je ne suis pas dans la forme de quelqu’un qui veut prétendre jouer des Jeux olympiques ». Dans L’Equipe daté du mercredi 4 juillet, le pivot de l’équipe de France et des Chicago Bulls a officialisé la nouvelle d’un forfait qui circulait depuis plusieurs semaines. Le hic, c’est que son coach en équipe de France, Vincent Collet, n’a pas le sentiment que « Jooks » ait fait tout ce qui était en son pouvoir pour se remettre de l’entorse à la cheville subie lors du premier tour des playoffs contre les Sixers de Philadelphie.
En effet, le joueur a préféré se soigner loin du staff médical des Bleus : « Personnellement, je me disais que s’il faisait l’effort de venir en France, on allait tout mettre en oeuvre pour que sa rééducation se fasse bien. Après, peut-être que la décision aurait été identique, que sa cheville n’aurait pas été complètement remise. On ne l’aurait pas fait jouer blessé, de toute façon… Mais j’aurais vraiment aimé qu’il vienne, c’est pour ça qu’on a tenté de le convaincre. Si on a autant insisté, c’est parce qu’on connaissait l’importance de Joakim dans notre dispositif » regrette Vincent Collet. Et ces regrets risquent de persister un certain temps. Et pour cause…
« Salut, c’est Joakim Noah, posé peinard à Hawaï »
Une vidéo refait opportunément surface et donne du grain à moudre à ceux qui pensent que Joakim Noah a préféré les vacances à une rééducation sérieuse, après une saison NBA où il a disputé 64 matches en 120 jours en tant que titulaire (30 minutes de moyenne par match). On y voit Joakim Noah le 28 mai dernier, à Hawaï adossé à un cocotier, louer le travail d’une certaine Angie, naturopathe de son état : « Salut, c’est Joakim Noah des Chicago Bulls, posé peinard à Hawaï (…) Il y a trois semaines je me suis cassé la cheville. J’ai heureusement rencontré Angie, c’est mon héros, elle m’a beaucoup aidé. Je me sens bien, je marche bien, c’est une thérapie très très unique. Cela fait mal, mais je vois les résultats et j’espère pouvoir aller aux JO ». Cette vidéo ressemble fort à de la promotion pour la représentante d’une médecine non-conventionnelle, basée sur l’ »application des lois de la vie » et décriée par une partie de la communauté scientifique. Elle prend désormais, forcément une saveur particulière. La vidéo a été « privatisée » sur la plateforme grand public où elle avait été postée, depuis que des médias s’en sont fait l’écho. Elle est néanmoins toujours visible sur un site faisant la promotion de la naturopathie.

Tony Parker a failli perdre un oeil

Par pierre.bohm le 25 juin 2012 Aucun commentaire

Tony Parker, lors d'une conférence de presse où il porte des lunettes pour protéger son oeil. (AFP)

Le vent mauvais de la catastrophe commence à souffler sur le basket français. Car Tony Parker, blessé à l’oeil lors d’une bagarre dans laquelle il n’était pas impliqué dans un club new-yorkais, a annoncé sur son site officiel que sa blessure à l’œil était plus grave que prévu : « J’ai effectué des examens supplémentaires le vendredi après-midi et ils ont trouvé un bout de verre qui avait pénétré à 99% l’œil gauche. Je peux le dire aujourd’hui, j’ai failli perdre mon œil. J’ai donc été opéré le dimanche matin sous anesthésie générale ». Alors qu’il n’a pas été blessé depuis deux ans, que cela soit avec son équipe des San Antonio Spurs ou avec l’équipe de France, le leader technique des Bleus se retrouve rattrapé par le mauvais sort : « A la demande des Spurs, je rentre aux Etats-Unis le 5 juillet. Je n’ai pas le droit de voyager avant cette date sur un long courrier. Je vois un spécialiste à New York avec l’espoir d’obtenir l’accord de disputer les Jeux Olympiques. Les Spurs sont très inquiets. En fonction des résultats, on peut tout imaginer dont un forfait. La décision ne m’appartient plus. Elle est entre les mains du médecin et de San Antonio ». Et nul doute que la franchise, qui le rémunère 12 millions de dollars par an, ne prendra absolument aucun risque de voir son meneur star, se blesser plus gravement. Dans ces cas là, les intérêts des clubs priment sur ceux de l’équipe nationale.

« J’étais au mauvais endroit au mauvais moment »

Coéquipier modèle, Tony Parker est actuellement à Pau pour soutenir l’équipe de France de basket, en ce moment en préparation. « Sans mauvais jeu de mot, c’est important à mes yeux de passer du temps avec les gars ». Même s’il peut finalement disputer les Jeux Olympiques, il devrait rater les premiers matchs de préparation (le 27 juin à Pau face à l’Italie, le 28 juin à Boulazac face à l’Italie, le 29 juin à Toulouse contre la Côte d’Ivoire et le 7 juillet à Orléans contre l’Angleterre). Face à cette situation, « Tipi » est fataliste : « c’est la vie, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment. Je n’ai pas eu de chance mais dans mon malheur, je m’en sors bien. Ca aurait pu être pire. La suite de ma carrière n’est pas remise en question. Je dois juste attendre que la lésion se résorbe ». Où quand toute la France du basket qui avait bien des raisons d’être optimistes pour ces JO, dépend maintenant du « mauvais oeil ». De quoi devenir lunatique.

→ Si jamais vous avez manqué l’exceptionnelle saison du meneur français, voici quelques unes de ses plus belles actions :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=uKfCTdjvQwE[/youtube]

LeBron James et le Heat champion NBA

Par pierre.bohm le 22 juin 2012 Aucun commentaire

LeBron James, entouré de ces deux trophées de champion et de meilleur joueur des finales.

A la fin du match de cette nuit, LeBron James a dû voir sa vie de joueur défiler. Son arrivée énorme à Cleveland et cette première finale perdue contre les Spurs d’un certain Tony Parker 4 victoires à 0. Puis « The decision » une ridicule mise en scène autour de son transfert à Miami qui a finit par lasser le public US au point qu’il devienne l’un des joueurs talentueux les moins appréciés de la ligue. Et enfin, cette défaite, encore en finale l’année dernière contre une équipe de vieilles gloires jamais titrées, les Dallas Mavericks, où il aura été aux abonnées absent dans les moments chauds. « L’an dernier, j’essayais de prouver quelque chose et je jouait avec beaucoup de rancœur. Et ce n’est pas comme ça que je joue au basket. Je joue avec beaucoup d’amour et beaucoup de passion. C’est à ça que je suis revenu cette année » déclarait-il d’ailleurs en conférence de presse. Oui, le King était en mission. Et il ne pouvait pas, plus, échouer.

D’autant plus que LeBron James a mis plus que les formes pour gagner sa première bague de champion : 26 points, 11 rebonds, 13 passes, un bon gros triple double qui le fait logiquement élire MVP des finales, après avoir été MVP de la saison régulière. Avec ce triple-double dans le match du titre, il rejoint, excusez du peu, Larry Bird, Magic Johnson et Tim Duncan, dernier joueur à avoir réalisé une telle performance, en 2003.

Et puisqu’il faut toujours un facteur X pour sceller ce genre de match, laissez moi vous parler de Mike Miller. Joueur de banc, installé mais sans plus dans la rotation de son équipe, il a décidé de tout exploser au moment le plus important de la saison. Il met 23 points en 23 minutes avec un magnifique 7/8 à trois points. Comme Bosh a été à la hauteur à l’intérieur 24 points, 7 rebonds et que D-Wade à aussi tenu son rang 20 points, 8 rebonds, la victoire du titre ne pouvait pas échapper aux Amigos du Heat. Le Heat plante 121 points et s’imposent 121-106 contre la jeunesse fougueuse et diablement talentueuse du Thunder d’Oklahoma. Plus qu’une victoire, une démonstration.

Notez que comme nous l’annoncions, un français et bel et bien champion NBA. Il s’agit de Ronny Turiaf. L’intérieur n’a joué que 3 minutes mais rajoute une ligne à son palmarès. Avant de rejoindre l’équipe de France avec laquelle il est pré-sélectionné. A lui maintenant de s’imposer dans le groupe qui partira pour les JO de Londres.

→ Les plus belles actions du match avec notamment le festival à trois point de Mike Miller :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=4knwH6r8j1E[/youtube]

Dream Team 92 : une certaine idée de l’Amérique

Par pierre.bohm le 14 juin 2012 Aucun commentaire

Larry Bird, Michael Jordan, Magic Johnson posent pour les JO de 1992 à Barcelone. (DR)

Imaginez un match où Michael Jordan reçoit le ballon de Magic Johnson, feinte la passe à Larry Bird, pour la donner à Patrick Ewing qui a bénéficié d’un écran de Charles Barkley. Ce rêve a été une réalité pendant le mois des JO de 1992 à Barcelone. A l’occasion des 20 ans de cette équipe, unique dans l’histoire du sport collectif, la NBA diffuse un reportage qui revient sur cette incroyable aventure.

Une équipe à la concurrence interne jamais vue
A la faveur d’un changement de règles en 1989, les américains sont autorisés à envoyer leurs joueurs professionnels. Mais il n’est pas forcément évident de convaincre des compétiteurs, en féroce concurrence tout au long de la saison dans le championnat NBA, de se joindre à ce projet. Mais les égos s’expriment déjà : « Représenter mon pays est quelque chose d’important, mais la plus grosse motivation était de passer du temps avec quelques uns des gars avec qui j’étais en compétition tout le temps » raconte aujourd’hui Michael Jordan. Et ces joueurs ne viennent pas pour sympathiser mais pour se mesurer les uns aux autres. Le premier entrainement à des allures de match de playoffs. Jordan ne veut pas être dans la même équipe que Magic. « His Airness » explique pourquoi, à la troisième personne : « A l’époque, on disait de Michael Jordan, ‘il est bon mais il ne sera jamais Magic Johnson’. Mon esprit de compétiteur me poussait à profiter de chaque occasion pour montrer ce que je valais. Même esprit entre Karl Malone et Charles Barkley. Malone : « Tout le monde se demandait qui était le meilleur ailier fort entre Charles Barkley et moi. Donc, je me suis dis, maintenant, on va savoir ». « Je voulais prouver que j’étais le meilleur à mon poste » renchérit Sir Charles. Quand on leur demande qui, en cas de besoin, prendrait le dernier shoot décisif ? Jordan et Ewing répondent en choeur : « Moi ». Ambiance…

Une défaite contre des jeunes

Pour « encadrer » cette équipe au talent et à l’égo jamais vu dans l’histoire d’un sport collectif, Chuck Daly, coach des Pistons, les mauvais garçons qui remportent deux titres en 1989 et 1990 en jouant un basket agressif en défense et en mettant une pression physique et psychologique de tous les instants. On imagine Jordan et Pippen ravi de retrouver celui qui les a battu deux années de suite en finale de conférence Est. Pourtant, la greffe va prendre… grâce à une défaite. En effet, la Dream Team en construction rencontre une sélection des meilleurs joueurs universitaires et se fait botter les fesses par une équipe de gamins d’à peine 20 ans. Une bonne cartouche pour coach Daly qui peut enfin dire à ses stars « Vous pouvez perdre ». La leçon est retenu. Le groupe se soude.

Seins, plages et basket-ball
C’est le départ pour l’Europe. La Dream Team s’installe à Monaco pour un stage de préparation, « les vacances du ghetto » selon Charles Barkley. Pat Ewing semble ne s’être toujours pas remis de « toutes ces femmes seins nus sur les plages qui me demandaient des autographes ». A l’arrivée à Barcelone, une foule immense hurle de joie à chaque apparition de l’équipe qui réalise l’ampleur de l’évènement. En conférence de presse avant le premier match du tournoi contre l’Angola, Charles fait du Barkley : « Je ne connais rien de l’Angola. Ce que je sais, c’est ça va chauffer pour eux ». Envisagent-ils d’échouer dans leur quête du sacre olympique ? Malone au micro : « Si on perd, on pourra pas retourner au pays. Même moi qui vit dans un village de 250 habitants, je ne pourrais pas rentrer ». La pression est donc énorme et en même temps imperceptible, pour des joueurs persuadés, à juste titre, d’être les meilleurs si ce n’est de tous les temps, au moins de l’époque.

Tout leurs matchs se solderont pas des victoires d’au moins 30 points. En finale, la Croatie de Kukoc, futur coéquipier de Jordan et Pippen aux Bulls, perd 117-85. La Dream Team était tout simplement trop forte, trop géniale, trop sûre d’elle pour la concurrence. Une image du documentaire résume parfaitement ces JO 92 de basket. Un joueur lituanien, qui, du banc de touche, alors que son équipe est en train de se faire atomiser en demi-finale, prend des photos de ses divins bourreaux.

→ Pour le moment, le documentaire est visible dans son intégralité :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=s34TVxVHxDg[/youtube]

Finales NBA : un duo de feu offre la victoire au Thunder

Par pierre.bohm le 13 juin 2012 Aucun commentaire

Kevin Durant et Russel Westbrook ont sorti le match parfait pour se défaire du Heat. (Sipa)

Encore et toujours les mêmes. Et pourtant, on ne s’en lasse pas. Cette nuit, avait lieu le premier match des finales NBA entre le Thunder d’Oklahoma et le Heat de Miami. Et pour ce premier match à domicile, c’est le Thunder qui s’est imposé 105-94. Russel Westbrook a été très bon en frôlant le triple double avec 27 points, 11 passes décisives et 8 rebonds. De son côté l’autre star de l’équipe Kevin Durant, tout simplement énorme, offre 36 points et 8 rebonds à son équipe.

En face, LeBron James a tenu son rang de MVP avec 30 points, 9 rebonds. Mais le King était trop isolé sur son trône hier soir. Car si Dwayne Wade sauve les apparences en inscrivant 19 points, il suffit de regarder son nombre de tirs pour se dire que quelque chose ne tournait pas rond : 19 tirs. C’est trop peu (37% de réussites) pour un joueur de son calibre avec ses responsabilités. Shane Battier, énorme en premier quart-temps signe finalement 4/6 à trois points et 17 points. Pas de quoi rattraper les ratés de son coéquipier.

C’est donc des débuts compliqués pour le Heat qui plus que jamais, devra s’appuyer sur ses deux stars qui doivent exceller avec autant de régularité que les deux du Thunder s’ils veulent avoir un espoir d’exister dans ces finales.

→ Le 5 actions les plus spectaculaires de la nuit :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mPszLq6l7j4[/youtube]

Finales NBA : le choc des titans aura bien lieu

Par pierre.bohm le 12 juin 2012 Aucun commentaire

LeBron James aura fort à faire en finales NBA contre Kevin Durant et le Thunder d'Oklahoma. (Sipa)

Cette nuit, la grande finale de la NBA commence. Dans le coin gauche, le Thunder d’Oklahoma, emmené par Kevin Durant, dans le coin droit, le Heat de Miami du King, LeBron James. Les deux stars, l’un MVP, l’autre meilleur marqueur de la saison régulière, jouent au même poste, « petit » aillier il y a donc de forte chance de les voir défendre l’un sur l’autre. James est réputé meilleur défenseur que Durant, mais celui-ci pourra compter sur les aides de Thabo Stepholosha, défenseur-né. Lebron, comme son acolyte Dwayne Wade est un joueur qui aime plus que tout, attaquer le cercle. Sauf que pour le protéger, le Thunder dispose d’une des plus belles raquettes, défensivement en tout cas, de la NBA en la personne de Serge « The Cake » Ibaka et de Kendrick Perkins. Les deux bébés risquent de distribuer les contres et il faudra tout le talent, et ils n’en manquent pas, du duo du Heat pour s’en sortir.

D’autant plus que les « gros » du Heat, eux, sont, sans leur faire injure, une classe en dessous. Si Chris Bosh, tout juste remis de sa blessure aux abdominaux, et un joueur intelligent, bon shooteur à mi-distance, il risque de souffrir face aux deux mastodontes du Thunder. A ses côtés, il pourrait y avoir LeBron James, pas un intérieur de métier donc, ou le Français Ronny Turiaf, joueur courageux et travailleur mais qui est encore loin du niveau des deux brutes qu’il aura à se coltiner.

Au poste de meneur, avantage Thunder, encore. Car l’explosif Russel Westbrook a montré, qu’en plus d’avoir des qualités athlétiques hors du communs et un shoot en net progrès, il pouvait aussi distribuer le jeu, gérer le rythme des attaques, rôle premier d’un meneur de jeu qui lui manquait la saison dernière. Face à lui, Mario Chalmers peut rendre service en attaque mais n’est pas réputé pour être un très bon défenseur, attention aux dégâts donc. Ajoutez à ça le meilleur sixième homme de la ligue, James Harden et vous comprenez pourquoi le Heat à tout à craindre de ce Thunder là.

Et pourtant, au petit jeu des pronostics, je vois bien le Heat réussir à prendre enfin une bague de champion NBA au terme d’une longue et difficile série 4 victoires à 3. Car si j’ai mis trois paragraphes à vous démontrer que sur le papier, le Thunder était légèrement au dessus, il n’en reste pas moins que King James dispute ses troisièmes finales. Il a beaucoup muri depuis son premier échec contre San Antonio en 2007 et s’est énormément remis en question.  En effet, l’année dernière, après la défaite en finale contre les Mavericks de Dallas, il s’était retiré deux semaines sans parler à personne. Depuis, il a changé de comportement face aux médias et donc aux critiques. L’année dernière, son mental l’avait lâché au pire moment. Aujourd’hui,  LeBron a plus d’expérience. Il a déjà échoué et sait les erreurs à ne pas répéter. En un mot, James est en mission. Il s’est d’ailleurs fait graver un affreux XVI sur son protège dans. 16, comme le nombre de victoires qu’il faut en playoffs pour remporter un titre NBA. Et face à la jeunesse du Thunder qui dispute la première finale de son histoire, cela pourrait être déterminant.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=OPQNGMszHtQ[/youtube]

LeBron James, historique, arrache un match décisif

Par pierre.bohm le 8 juin 2012 Aucun commentaire

Une statistique résume l’ampleur de la performance de « King » James : c’est le premier joueur depuis 1964 et un certain Wilt Chamberlain à rendre 45 points ( à 73% au shoot) , 15 rebonds et 5 passes décisives. Grâce à cette performance hors du commun, le Heat remporte le match 98-79. Les Floridiens étaient dans l’obligation de gagner à Boston pour éviter l’élimination. Ils égalisent à trois victoires partout et s’offrent un match 7 décisif à la maison. Dans ce match, Boston n’a jamais existé et ce, malgré la bonne performance de Rajon Rondo 21 points, 10 passes. Le reste de son équipe, à l’image de Paul Pierce, complètement à côté de la plaque ( 4/18 aux tirs), est passé à côté d’un match qui aurait pu, qui aurait du les qualifier pour les finales NBA.

LeBron James qui s’était fait salement shooter dessus par Pierce lors du match précédent a donc répondu présent. Le coach de Boston Doc Rivers l’a encensé en conférence de presse : « J’espère que vous, les journalistes, arrêterez de dire que LeBron James n’est pas bon dans les matches importants (…) Il était tout simplement trop fort ». Un mot, pour finir, sur le public de Boston, qui alors que la défaite de son équipe était actée, a scandé « Let’s go Celtics » pendant les 4 dernières minutes du match. Classe.

→ Voici le résumé de la performance historique de LeBron James :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=O-VzBeOrdAg[/youtube]

Tony Parker et les Spurs passent le témoin

Par pierre.bohm le 7 juin 2012 Aucun commentaire

Tony Parker a sorti un grand match mais cela n’a pas suffit. Auteur de 29 points et 12 passes décisives, le meneur français a fait tout ce qu’il a pu. Mais en face, il y a une équipe jeune, pétrie de talent. Au premier rang, encore, Kevin Durant qui signe 34 points, 14 rebonds, 5 passes décisives, suivi par ses acolytes Westbrook (25 points; 8 rebonds, 5 passes déc’) et Harden, 16 points, 5 passes.

Les Spurs de San Antonio signent une première mi-temps de rêve et rentre au vestiaire pour la pause avec 15 points d’avance 63-48. Mais en deuxième mi-temps, les Spurs se dérèglent et le Thunder devient irrésistible, Durant enfile les paniers comme des perles et le Thunder finit devant, au terme d’une fin de match hachée.  Le Thunder se qualifie pour les Finales NBA et retrouvera le Heat ou les Celtics.

Au début de la saison, beaucoup voyaient les Spurs vieillissant en difficulté toute la saison. Résultat, le meilleur bilan de la conférence Ouest et une finale de conférence. Ce n’est pas pour rien que Gregg Popovitch a été élu entraineur de l’année. Mais avec 4 titres pour Tim Duncan, 3 pour Parker, les Spurs avaient déjà écris leur histoire. Au contraire, le Thunder est l’une des plus jeunes équipes de la ligue. Ses joueurs majeurs, Durant, Ibaka, Westbrook, Harden, ont 23 ans en moyenne. Ils sont pétris de talent et commencent à avoir une petite expérience dans la ligue. Non seulement, le Thunder a le talent et la fougue pour gagner le titre mais ils peuvent aussi régner sur la ligue pour plusieurs années comme les… Spurs dans les années 2000.

→ Le résumé du match :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=d50ahjBC_Zo[/youtube]