PUBLICITÉ

« Enfant dans le dos », « paternité imposée » et autres mythes insupportables

Par ovidie le 29 décembre 2015 Aucun commentaire

« Elle m’a fait un enfant dans le dos« , « je me suis fait piéger« , « ma paternité a été instrumentalisée« , voilà des phrases que je ne supporte plus d’entendre.
Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, féminisme

Faut-il envoyer son menu avant toute relation sexuelle ?

Par ovidie le 15 décembre 2015 Aucun commentaire

L’idée est tellement brillante que j’enrage de ne l’avoir jamais eue. Audrey Moore, une travailleuse du sexe et contributrice du site britannique Refinery 29, propose d’envoyer son « sex menu » à chaque personne avec qui elle envisage d’avoir un rapport sexuel (non-rémunéré). Et à y bien regarder, c’est probablement le meilleur conseil que l’on puisse donner à quelqu’un qui se rend à un premier rencard. Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, sexo, érotisme

Zahra Stardust, Major de l’X

Par ovidie le 8 décembre 2015 Aucun commentaire

Photo : Soul Focus Studio

Qu’il est confortable intellectuellement de faire passe les actrices porno pour des imbéciles ! Le problème est que ce cliché est on ne peut plus dépassé et que des contre-exemples viennent perturber nos idées reçues, comme c’est le cas avec la brillante Zahra Stardust, travailleuse du sexe et titulaire d’une licence en Histoire de l’art, d’une license en droit, d’un master en études de genre, et doctorante à la faculté des arts et sciences sociales ainsi qu’à la faculté de droit. Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, culture, féminisme, pornographie

Stoya brise la loi du silence et met le doigt là où ça fait mal

Par ovidie le 3 décembre 2015 Aucun commentaire

En deux tweets, Stoya a révélé au monde entier que son ancien compagnon James Deen l’avait violée. Je ne rentrerai pas dans ce débat déplacé que j’ai pu lire sur Twitter qui consiste à donner son avis sur la oui ou non culpabilité de Deen. Elle l’a dit, c’est à mon sens tout ce qu’il y a à retenir. En revanche, si je n’ai pas envie de tomber dans ce jeu sordide,  je partagerai ici mon analyse des évènements qui entourent l’annonce, à savoir les réactions de l’industrie du porno, et d’autre part les réactions sur les réseaux sociaux. Car la révélation de Stoya a permis de mettre le doigt sur un certains nombre de problèmes. Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, féminisme, pornographie Tagged with: ,

Les préservatifs en peau d’agneau de « l’oncle Charlie »

Par ovidie le 23 novembre 2015 Aucun commentaire

Utiliser des agneaux pour en faire des préservatifs, en 2015, sérieusement ?

C’est en écrivant cet article sur les dessous de la sale affaire Charlie Sheen que j’ai découvert sidérée que des préservatifs en peau d’agneau étaient encore commercialisés. Une méthode datant de l’Antiquité, dont on se demande bien pourquoi certains y ont encore recours. Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, Prévention Tagged with: , ,

Hollywood Babylone : la sale affaire Charlie Sheen

Par ovidie le 19 novembre 2015 Aucun commentaire

Dans le chaos de ces derniers jours, cette révélation people a pu sembler bien anecdotique : Charlie Sheen a décidé de révéler sa séropositivité « à l’américaine », c’est-à-dire à sur un plateau télévisé. Sauf que, l’histoire n’est pas si simple que cela.
Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, Prévention, pornographie Tagged with: ,

Une plongée dans l’univers des Love Hotels japonais

Par ovidie le 17 novembre 2015 Aucun commentaire

À voir ou à revoir. Deux réalisateurs nous proposent une plongée dans le Love Hotel Angelo d’Osaka, un des 37 000 établissements japonais, où défile une clientèle très hétérogène : couple marié en recherche de frisson, domina et ses clients, retraités, couple homosexuel craignant d’être surpris en public…
Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, amour, culture Tagged with:

Que répondre à ceux qui prétendent que « le Sida n’existe pas » ?

Par ovidie le 16 novembre 2015 Aucun commentaire

Il y a quelques jours, une candidate FN enflammait la toile à cause d’un tweet datant de décembre 2014 dans lequel elle affirmait que le Sida n’existait pas. Il serait absolument contre-productif de s’en prendre spécifiquement à elle puisque, si en 2015 une jeune femme soutient encore ce type de théorie, c’est qu’elle n’est certainement pas la seule. J’ai donc essayé de comprendre d’où cela venait. Lire la suite…

Dans la catégorie: Non classé, Prévention

« Lesbiennes jusqu’au diplôme », concept bidon ou réelle orientation ?

Par ovidie le 2 novembre 2015 Aucun commentaire

La bisexualité féminine vue par Hollywood (photo : American Pie 2)

J’étais passée complètement à côté du concept, ce n’est que lors d’un récent séjour aux États-Unis que j’ai découvert que des lycéennes et étudiantes se revendiquaient L.U.G., c’est-à-dire « lesbian until graduation« . J’ai essayé de comprendre s’il s’agissait d’une réelle orientation, d’un pseudo-phénomène de mode, voire carrément d’un mythe. Lire la suite…

J’ai assisté aux Awards du porno allemand (et c’était triste)

Par ovidie le 29 octobre 2015 Aucun commentaire

Photo : Twitter @LulluGun

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée à la cérémonie des Venus Awards, cela faisait des années que je n’avais pas mis les pieds dans ce type d’évènement. Le 15 octobre dernier, alors que je faisais un reportage sur le salon de l’érotisme qui se déroule chaque année dans le parc des expositions ouest-berlinois,  j’ai découvert que la fête avait lieu le soir-même. J’ai donc sauté sur l’occasion, et c’est avec ma petite accréditation presse que je me suis installée au fond de la salle et que j’ai observé ce qui semble être un milieu en déclin. Et j’ai trouvé cela assez triste.

Il y a encore une dizaine d’années, cette cérémonie était prestigieuse, peut-être même la plus importante en Europe. Les Hot d’Or ayant cessé à Cannes en 2001, tous les professionnels s’y étaient rabattus et y faisaient affaire. À cette époque, les actrices remportaient des awards qui avaient encore suffisamment de signification pour leur permettre d’augmenter leurs tarifs et enchainer quelques couvertures. Aujourd’hui, plus personne ne semble prendre la peine de faire le déplacement. Même certaines stars comme Jessie Volt ou encore l’iconique réalisateur Mario Salieri ont été aperçues sur le salon en journée mais n’ont semble-t-il pas daigné s’y rendre. Quant à moi, perdue au milieu de tout cela, j’espérais croiser quelques vieux camarades, mais disons-le clairement, je ne connaissais personne.

Sur le tapis rouge à l’entrée, de parfaits inconnus ont défilé, posant pour quelques photographes, devant une limousine-Hummer rose du meilleur goût. Un bref coup d’oeil sur les nominations m’a permis de me rendre compte qu’aucun nom célèbre ne figurait sur la liste. Un constat qui confirme ce que l’on redoutait depuis maintenant plusieurs années : ce secteur ne compte (presque) plus de stars. Le consommateur qui s’est tourné vers les plateformes gratuites recherche des tags, des mots-clés, des pratiques, mais presque plus de nom. Tout est tellement dépersonnalisé, on ne sait plus comment se nomment les actrices sur l’écran, peu importe qu’elles soient connues ou non, puisqu’on les classera par particularité anatomique ou par pratique.

Photo : Twitter @MeliDeluxe, sacrée Cam Girl de l'année

Quant à l’intérêt porté autrefois à la réalisation, autant vous dire qu’il a complètement volé en éclat. Le symptôme le plus flagrant de la mutation de ce milieu est probablement le radical changement de nominations : il y a encore quelques années, les principales catégories concernaient les productions. On trouvait les classiques « meilleur acteur », « meilleure actrice », « meilleur réalisateur » et même « meilleure jaquette » (oui ça c’était il y a longtemps, il n’y a aujourd’hui plus de jaquette)… Cette année aux Venus les choses ont quelque peu changé : on a remis un prix à la meilleure « cam girl » de l’année, prouvant le remplacement du porno par la prestation en direct via webcam. Une catégorie qui en dit en réalité bien long sur une industrie pour adultes « à l’ancienne » qui n’a pas survécu à internet. On paie pour du contact direct, mais plus pour du film.

Et si on ne paie aujourd’hui plus pour du porno, on continue encore néanmoins à acheter des sextoys et autres produits dérivés. D’ailleurs, il était intéressant de constater que sur le salon lui-même, les stands de sextoys étaient amplement plus nombreux que les stands porno stricto sensu (contrairement à ce que nous montre le reportage ci-dessous qui tend à faire croire que le salon débordait de pornstars. Je vous mets au défi d’en reconnaître ne serait-ce que deux ou trois parmi toutes celles filmées. Si vous y arrivez du premier coup et sans tricher, je vous paie des frites). À l’exception de quelques actrices signant des autographes et vendant directement leurs propres productions, je n’ai aperçu en tout et pour tout qu’un seul et unique stand de dvd, plutôt miteux, entouré de pancartes écrites à la main.

embedded by Embedded Video

YouTube Direkt

Durant la cérémonie on a remis un award à un distributeur d’une paire de fesses en silicone qui twerkent, on a félicité des concepteurs d’hypnose érotique, on a récompensé le meilleur réseau de sites payants, on a applaudit le meilleur gang-bang de l’année, et, ah oui tout de même, on a remis un prix du jury de la « best pornstar of the year » à Lullu Gun, une jeune femme inconnue au bataillon qui pleurait d’émotion sur scène, ainsi que celui de la « best erotic actress international » à Anike Ekina qui ne devait pas être suffisamment internationale puisque je n’en avais jamais entendu parler non plus. Autant vous dire que je suis partie avant la fin.

Dans la catégorie: Non classé, pornographie