Adieu les linéaires remplis d’emballages design et colorés, dans les rayons de vente en vrac, les étagères sont remplacés par des distributeurs automatiques alignés les uns à côté des autres. Ici, on achète au poids ou au volume. On accroche un sac - ou une bouteille -au distributeur de son choix et le tour est joué. Reste à peser et à coller l’étiquette à code-barres pour passer en caisse. 

On achète quoi ?
Longtemps cantonnée, pour des raisons sanitaires (risques de contamination pendant les manipulations et problèmes de conservation)* aux fruits secs, pâtes, riz, lentilles et autres semoules, aujourd’hui, la vente en vrac propose du café, de la farine, du miel, des huiles de cuisine, des cookies, du lait et du yaourt, des produits d’entretien et même du parfum… le choix est de plus en plus grand. Tant mieux !

Des rayons partout en France
Distributeur de lait chez Leclerc en Bretagne, produits Bio chez Carrefour, produits issus du commece équitable (Alter Eco) chez Leclerc et Super U… Si les enseignes spécialisées (Biocoop, C’bon c’Bio), pionnères sur ce marché, sont les plus avancées dans leur réseau de distribution, les hypermarchés ne sont pas en reste.

Inauguré depuis 2005, le plus fourni reste Auchan avec plus de 126 points de vente et 350 produits. Côté bricolage, Knane et Leroy Merlin proposent des distributeurs de peinture Ripolin. Et pour recharger son flacon d’Angel de Thierry Mugler à une fontaine à parfum, il suffit de se rendre chez Sephora.

5 à 50% d’économie
Chez Auchan, on prône le discount, chez Bioccop, la protection de l’environnement, mais, quelque que soir l’argument de vente, l’économie est réelle. “De 5 à 50%” estime Elisabeth Laville, fondatrice du site mescoursespourlaplanete.com et responsable de l’Etude “La vente en vrac - pratiques & perspectives”, réalisée avec l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et sortie en décembre 2012. Pour exemple, les 25 ml d’Angel de Thierry Muggler coute 72,50, le recharger à une fontaine revient à 38,50€.

Un réel gain environnemental
“Un flacon de lessive se réutilise 15 fois, explique Cedric Rousselet, directeur marketing d’Ecover. Chez AlterEco, on constate une réduction de 64 % du poids des emballages par rapport aux mêmes produits préemballés. Quand on sait que chacun d’entre nous produisons 391 kg d’ordures ménageres dont un tiers d’emballages, le vrac apparaît comme une solution idéale pour réduire ce poids.

Une qualité préservée
Réponse à une demande de consommation responsable et économe, le vrac n’induit aucune baisse de qualité, car les fabricants sont obligés de respecter le même cahier des charges que pour les aliments préemballés. D’ailleurs, selon l’étude du magazine BioLinéaires parue en avril 2011, 76 % des clients des rayons vrac sont satifsaits des produits achetés. Alors, pourquoi pas vous ?

* Dans tous les cas étudiés, lors de l’Etude “La vente en vrac - pratiques & perspectives”, réalisée avec l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), aucun problème sanitaire attribuable à la distribution en vrac n’a été identifié.