1. L’autonomie
Aujourd’hui, l’autonomie de la majorité des vélos est comprise entre 30 et 35 km pour l’entrée de gamme (autour de 1 200 euros), 40 et 60 km pour les vélos de moyenne gamme (1 800 euros) et peut monter jusqu’à 200 km pour les vélos haut de gamme (à partir de 2 500 euros). “Sachant que le trajet quotidien moyen du citadin excède rarement les 8 km, ce n’est pas non plus la peine de chercher l’autonomie maximum à tout prix” tempère David Devanne, commercial chez Easybike.

Rappelons que, contrairement aux idées reçues, la batterie ne se recharge pas en pédalant, ni en descente (à l’exception de certains modèles de grande randonnée) : “Cela nécessitait de forcer un peu plus sur les pédales et la sensation ne plaisait pas du tout aux clients, ce système a donc été rapidement abandonné pour les vélos urbains” explique Lamine Skalli, Internet manager chez Holland Bikes.

2. La batterie
Ses caractéristiques s’affichent en volts (pour la tension) et en ampère-heure (pour la capacité). Plus la tension est élevée, plus les montées seront faciles. Et plus la capacité est élevée, plus vous aurez d’autonomie. Le produit de ces deux chiffres donne, en Wh (watts/heure), la quantité d’énergie que peut stocker la batterie lorsqu’elle est entièrement chargée. Retenez juste que la configuration 36 volts/8 Ah est un bon standard de base. À 24 V, vous risqueriez de vous traîner dans les fortes côtes et, en dessous de 8 Ah, l’autonomie est trop limitée.

Quant au type de batterie, celle au lithium s’est largement généralisée, notamment pour des raisons de poids et de durée de vie. Cette dernière reste néanmoins limitée à trois-quatre ans et il vous en coûtera au moins 300 euros pour la faire remplacer : un vrai point noir “mais les constructeurs ne savent pas faire mieux pour le moment” constate Lamine Skalli. Elles sont quasiment toutes amovibles, et ne souffrent plus d’effet mémoire : vous pouvez donc recharger la vôtre quand bon vous semble, sur une prise standard.

3. Le moteur
Placé sur le moyeu d’une des deux roues ou directement sur le pédalier, le moteur, alimenté par la batterie, peut prendre en charge jusqu’à 90 % du mouvement de votre vélo : idéal pour arriver au bureau sans auréoles sous les bras. Sa puissance est légalement limitée à 250 watts, mais elle peut doubler avec l’effort du cycliste. Il se coupe néanmoins dès que la vitesse dépasse les 25 km/h.

Le chiffre le plus intéressant à regarder s’exprime en Nm (newton-mètre) : il s’agit du couple du moteur, c’est-à-dire de la force délivrée par le moteur. Plus le couple est élevé, plus les montées seront faciles même si votre vélo est chargé. Il est généralement compris entre 15 et 20 Nm sur les vélos d’entrée de gamme, mais 28 Nm semblent être un minimum si vous souhaitez attaquer confortablement des rues en pente.

4. Les capteurs
Ce sont eux qui repèrent à quel moment ils doivent déclencher l’assistance, et il en existe de deux sortes : des capteurs de rotation et des capteurs de pression. Les capteurs de rotation se situent dans le pédalier et envoient la sauce lorsque la pédale a effectué au moins un quart de tour (généralement un tour et demi). Ils ne vous aident donc pas immédiatement lors d’un démarrage en côte. Les capteurs de pression, eux, détectent la moindre poussée sur la pédale et adaptent leur réponse à cette dernière. Avec eux, l’assistance est instantanée, mieux dosée et plus fluide mais le vélo, beaucoup plus cher !