En attendant son coup d'envoi officiel le 1er janvier 2018, le prélèvement de l'impôt à la source sera d'abord expérimenté dans des entreprises. Leur prélèvement sera effectué "dans la très grande majorité des cas" par les employeurs.

Bercy vient de se mettre en quête des candidats idéaux pour tester ce dispositif en France. "L'Etat souhaite avoir des sociétés de toutes tailles et vient notamment de demander à la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) de lui fournir des idées", rapportaient ce vendredi 11 mars 2016 nos confrères d'Europe 1.

EN SAVOIR + >> Le prélèvement à la source lancé de manière "irréversible en 2018"

Il faudra donc patienter encore un peu avant d'avoir les détails du dispositif. En attendant, voici les pistes qui se dessinent.

Une mission confiée aux entreprises
Bercy penche plutôt pour un prélèvement par les employeurs, voire les caisses de retraite ou d'assurance-chômage. L'idée de confier cette tâche à un intermédiaire comme les banques a été évoquée mais semble abandonnée.

 Un taux d'imposition transmis par Bercy
L'impôt prélevé tous les mois lors du versement du revenu. Bercy communiquera à chaque entreprise un taux pour chaque salarié, calculé en fonction de ses revenus et de sa situation familiale.

 Le salaire net sera vraiment net
Les salariés imposables risquent de pâlir en découvrant leur nouvelle fiche de paie affichant un salaire plus petit que d'habitude. Mais qu'ils se consolent car ce montant sera déjà net d'impôt. Pour l'heure, le contribuable s'acquitte de ses impôts sur les revenus de l'année précédente alors que dans 30% des cas les revenus ont diminué d'une année sur l'autre. Un décalage parfois difficile à gérer. 

 Un impôt adapté à la situation en cours
En cas de mariage, divorce, naissance... le montant du prélèvement pourrait être rectifié immédiatement. Un couple pourra choisir de partager équitablement le paiement des impôts même si leurs salaires sont différents.

EN SAVOIR + 
>> Prélèvement à la source : mode d'emploi
>> 
Ce qui rend cette réforme complexe