Il va bientôt s'installer dans son nouveau fauteuil. En attendant d'être reçu ce jeudi 28 janvier à l'Académie française, Alain Finkielkraut a livré sur France Inter sa vision de cette institution fondée au XVIIe siècle.

"L'Académie a été peut-être, à un moment donné, l'institution de la bourgeoisie triomphante. Aujourd'hui, face à une nouvelle élite arrogante et barbare, elle incarne, avec son respect des formes et son amour de la belle langue, la résistance de la civilisation", a affirmé le philosophe en bon habitué des dérapages contrôlés.

Mathieu Pigasse dans la ligne de mire

"Si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac", a poursuivi Alain Finkielkraut avant de s'en prendre "aux collabos de la modernité" et "à la presse Pigasse". "Ma tête est mise à prix sur tous les murs de la ville, par Libération et dans la presse Pigasse", a poursuivi l'essayiste, en référence à Matthieu Pigasse, copropriétaire du Monde et des Inrockuptibles, des médias qui ne supporteraient pas la remise en cause du modèle de la diversité.

Alain Finkielkraut se pose depuis plusieurs années en défenseur de l'identité française, thème abordé dans son dernier livre L’identité malheureuse, paru en 2013. Dans cet ouvrage, il fustige notamment les élites qui célèbrent la diversité culturelle sans s'interroger sur ses conséquences.

"Une France post-nationale, post-littéraire et post-culturelle est un pays dans lequel je n'ai pas envie de vivre", a-t-il réitéré sur France Inter. "La France est en train de changer et ce changement n'est pas pour le meilleur", a encore estimé celui qui a fait le buzz récemment à l'occasion de son passage dans ''Des Paroles et des actes'' face à une prof musulmane.

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