Les Backstreet Boys n'iront pas à Tel-Aviv. Les artistes devaient jouer trois soirs de suite au Raanana Amphitheater les 29, 30 et 31 juillet mais ont dû annuler "à cause de la situation sécuritaire" du pays. Ils ont annoncé la nouvelle sur leur site lundi.

Désolés de déclarer forfait une semaine avant les shows, sold out, ils préfèrent "programmer de nouvelles dates au printemps 2015" "afin d'assurer la sécurité de leur public". Le célèbre boys band n'est pas le seul à ne pas se rendre en Israël, le crooner Paul Anka a également annulé son concert au Nokia Arena prévu les 24 et 26 juillet.

Un appel pour stopper la violence

Le conflit israélien impacte les artistes et les intellectuels, voire les mobilisent. Vendredi, des personnalités ont signé une lettre ouverte dans le Guardian où elles jugent l'attaque militaire d'Israël "inhumaines". Ces atrocités sont commises avec "la complicité des gouvernements du monde entier", "en important et exportant des armes et en facilitant le développement de la technologie militaire d'Israël". Les signataires réclament "un embargo sur les armes".

Parmi les 67 qui se sont associés à ce texte, on trouve les réalisateurs Aki Kaurismaki et Ken Loach, le philosophe Étienne Balibar, les artistes musicien Brian Eno ou encore Boots Riley, l'intellectuel Noam Chomsky ou encore l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, Betty Williams, Rigoberta Menchú, tous trois prix Nobel de la paix.