"J'ai toujours rêvé d'ouvrir des fenêtres dans mes livres, avec des liens hypertexte, des vidéos... Je le fais depuis longtemps sur mon site internet, où je mets toute ma documentation, mes repérages. Ce que je veux, c'est capter les cinq sens, que ce soit avec un livre ou un écran, peu importe."

"Un livre est un divertissement, au sens noble du terme, il doit vous plonger dans un monde de rêves. C'est pourquoi je préfère le terme d'auteur à celui d'écrivain. Ecrire n'est qu'un moyen pour faire vivre une histoire."

"En Russie, mes livres sont devenus des best-seller en versions piratées"

"Les mots, le livre, c'est une vision de la littérature qui peut être améliorée, dépassée, on peut imaginer un moyen toujours plus puissant. On vit une époque géniale où il se passe des choses dans le monde de l'édition. Si les jeunes veulent lire sur tablette ou sur iPod, pourquoi les en empêcher ? L'important, c'est qu'ils lisent. Tout bouge, et c'est à nous de surfer sur cette vague. Au-delà des inquiétudes, il faut rester confiant, on va vers une augmentation du nombre de lecteurs."

"Il ne faut pas avoir peur de la technologie, mais l'accompagner intelligemment. Amazon veut prendre le pouvoir littéraire, d'accord. Mais 50 nuances de Grey a démarré sur numérique, puis c'est devenu un best-seller papier. En Russie, mes livres sont devenus des best-seller en versions piratées, illégales, et ça a décidé un éditeur russe de le le sortir sur papier."

"Il n'y a pas vraiment de concurrence entre édition numérique et édition papier, c'est juste un nouveau média à gérer. Amazon est un empire militaire américain contre un petit royaume européen. Et Google sera un autre dragon d'édition à affronter ces prochaines années".


Dernier livre paru : Troisième humanité, Albin Michel.