C’est en 2005 que le public français découvrait Bharati, la sublime héroïne de la comédie musicale homonyme. Cette rencontre aux allures de coup de foudre immédiat fédéra 900.000 spectateurs dans nos contrées, soit 36% des 2,5 millions de curieux qui se trémoussèrent à travers le globe sous des rythmes au flamboiement bollywoodien. Une décennie plus tard, voilà que la troupe de 50 artistes a choisi, sans surprise, la ville lumière pour la première mondiale de son nouveau spectacle intitulé : Bharati 2, dans le palais des illusions.

Mardi soir, dans un Grand Rex rempli et électrique, l’Inde était à portée de sens, palpable, respirable et immuable. Le point de départ du voyage ? Le personnage de Neelam, la fille de Bharati. Née en France, où sa mère vit désormais en exil et y dirige une salle de danse, la jeune et séduisante demoiselle ignore tout de son pays d’origine, à l’exception de ses populaires acteurs de cinéma. Le show commence ainsi à son arrivée sur ses terres natales et suit son périple bigarré visant à faire d’elle une star de l’industrie des "illusions".

Une suite enthousiasmante !

Toujours avec la gracieuse Bhavna Pani sous les traits de Bharati, cette suite met en lumière une nouvelle génération inspirée. Laquelle irradie de mille feux au gré des chorégraphies hallucinantes imaginées par l’illustre Jojo Khan. Ici, chaque geste, chaque mouvement de tête ou de bassin prend sa délicieuse source dans les styles du Tollywood et du Kollywood (cinéma en langues tamoul et télougou). Les danses, impressionnantes de précision et de synchronisation, entremêlent dans un torrent énergétique contemporain et classique.

Avec ses 500 costumes, ses percussions revitalisantes, ses musiques enchanteresses, sa direction artistique soignée et tutti quanti, ce nouvel opus promet immanquablement de tutoyer les étoiles du succès. Il donne en effet à vivre, par le biais notamment d’images diaprées projetées sur grand écran, toutes les facettes de l’Inde : ses marchés, sa gastronomie, ses croyances, ses couleurs… Une explosion sensorielle qui s’est conclue sur le tube Bole Chudiyan avec un public debout, dansant, chantant et conquis.  

> Du 12/01 au 17/01 et du 02/02 au 14/02 au Grand Rex de Paris
> 19/01 à Lille, 21/01 à Metz, 22/01 à Strasbourg, 24/01 à Lyon, 26/01 à Toulouse, 27/01 à Marseille, 28/01 à Nice, 29/01 à Montpellier, 30/01 à Bordeaux, 31/01 à Nantes

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