Walter White forever. Il y a quelques jours, Bryan Cranston utilisait son compte Twitter pour répondre à Britney Spears, qui déplorait la fin de Breaking Bad. Et notamment la mort de son célèbre personnage. "Tu n'es pas contente de la fin de Breaking Bad ? Ou juste triste que Walter soit mort ? Heureux que tu ressentes de la compassion pour lui. RIP Walter White. Peut-être que je suis toujours là".

L'acteur, qui a récemment reçu les louanges d'Anthony Hopkins glissait-il un indice sur un éventuel retour du prof de chimie d'Albuquerque devenu baron de la drogue ? Dans un entretien accordé au Hollywood Reporter, Vince Gilligan, le créateur de la série, lâche quelques confidences qui vont dans ce sens. Interrogé sur le futur spin-off, qui racontera les aventures de Saul Goodman (Bob Odenkirk), l'avocat de Walter, avant leur rencontre, l'intéressé ouvre clairement la porte à une apparition de son héros pendant cinq saisons. Mais aussi de son compère Jesse Pinkman, incarné par Aaron Paul.

"Vous ne savez jamais qui pourrait surgir, où et quand"

"Il n'y a pas de limites avec une préquelle. Tous les personnages qui sont décédés dans le monde de Breaking Bad sont évidemment toujours vivants. Vous ne savez donc jamais qui pourrait surgir, où et quand." Si ce n'est pas de l'indice... Dans le même entretien Vince Gilligan confesse son spleen depuis la fin de la série. Et même son angoisse à l'idée que tous ses projets à venir soient comparés au programme qui lui a permis de remporter l'Emmy Award de la meilleure série dramatique, le mois dernier.

"Ca fiche la trouille", avoue-t-il. "Les chances de gagner deux fois de suite à la loterie sont infinitésimales." (…) "Je réalise que j'évolue dans un business qui avance très vite et qu'il y a toujours quelque chose de nouveau au coin de la rue. Si bien qu'il faut battre le fer tant qu'il est chaud." D'où ce spin-off, Better Call Saul, qu'il promet "plus léger" que Breaking Bad, et qui le verra retravailler "j'espère", avec une partie de l'équipe qui l'a accompagné depuis 2008. Affaire à suivre, donc.