Le pitch
Passionné par la danse, Grigris, rêve d'en faire son métier. Et ce n'est pas sa jambe paralysée qui l'arrêtera. Mais lorsque son oncle tombe malade, Grigris doit trouver rapidement de l'argent pour le soigner. Il décide de travailler pour des trafiquants d'essence.

Le mot du réalisateur
"J'avais envie de revisiter le film de genre avec un point de vue personnel et une situation bien tchadienne, en évitant les stéréotypes. C'est pourquoi j'ai voulu plonger le spectateur dans un univers codifié, puis m'en éloigner pour explorer d'autres pistes, moins connues : la danse m'a justement donné la possibilité de déstructurer le genre."

Notre avis
Il nous avait ému il y a trois ans avec Un homme qui crie, auréolé du Prix du Jury. Cette année, Mahamat-Saleh Haroun nous déçoit avec Grigris, polar mal ficelé sur fond d'histoire d'amour et de danse. L'idée de départ était pourtant séduisante. Malheureusement à l'image, le film sonne aussi faux que ses interprètes. Certes les scènes de danse sont très belles, et la manière dont bouge le jeune héros handicapé est fascinante. Mais ça ne suffit pas pour faire un bon film. On a le sentiment désagréable que Grigris n'a été sélectionné que pour donner bonne conscience aux organisateurs du festival (il fallait bien un film africain), pas pour ses qualités artistiques.

L'avis de Twitter
@Stephbou08 : "13e film de la compet le tchadien grigris gentiment niaiseux et naif. Pas désagréable mais bon..."
@Les_Cinevores : "8 minutes ou 8 secondes. Toi aussi trouve en combien de temps le scénario de Grigris a été écrit !"
@NicoBalazard : "Grigris c'est mignonnet mais totalement vain et lent. Petit film."
@christchabert : "Scénario simpliste et acteurs médiocres. Grigris, dans la lignée d'Un homme qui crie, RAS."