Le pitch
Comme beaucoup de Japonais, Ryota fait passer son travail avant sa vie familiale et inculque à son fils de 6 ans, Keita, ses principes d'excellence. Or la maternité lui apprend qu'il y a eu un échange de nouveaux-nés : son "vrai" fils a atterri dans une famille joyeusement bordélique. Les deux familles vont essayer de trouver un accord, et Ryota de trouver sa place de père...

Le mot du réalisateur
"J'ai moi-même un enfant de cinq ans, tout comme le protagoniste. En tournant ce film, j'avais envie d'évoquer la vraie signification des liens du sang. Etant donné que ma place dans la généalogie familiale a changé, je pense que ma conception de la paternité a elle aussi changé. Ce que je peux dire, c'est qu'on ne devient pas père tout seul, mais que c'est votre enfant qui fait de vous un père."

Notre avis
Dans la lignée de ses précédents films, Kore-Eda ausculte une fois de plus les relations père-fils. Avec le même schéma : ils ne s'entendent pas au début et se réconcilient à la fin. On n'a pourtant pas d'impression de déjà-vu tant la mise en scène est délicate, feutrée, riche de ces détails silencieux qui en disent plus que bien des dialogues. L'ensemble distille une douceur et une émotion qui font mériter à Kore-Eda le surnom de Claude Sautet japonais.

L'avis de Twitter
@Theo_Charriere : "Je lis de la sensibilité, des éléments qui pourraient plaire à Spielberg (le regard des enfants), mais aussi du formatage. So ?"
@Vincent_Jule : "La vie est un long film tranquille <3"
@grandecart : "Pas un journaliste qui ne cite la vie est un long fleuve tranquille... Tristesse."