Pourquoi avez-vous décidé de diffuser cet enregistrement maintenant ?
Dès que les journalistes de Sept à Huit ont eu le document entre les mains, ils ont fait un travail de vérification, de compréhension et d'analyse. Nous nous sommes aussi donné le temps de la réflexion.
Une fois qu'un certain nombre de choses aient été retirées, nous nous sommes dit que le document avait une valeur informative certaine.
Qu'est-ce qui vous aurait empêché de le diffuser ?
S'il n'y avait eu qu'une apologie d'une idéologie et de crime, nous ne l'aurions pas diffusé. Nous avons choisi de le faire car il a une valeur informative concernant la façon dont Merah a été embrigadé, la façon méthodique et froide qu'il a eu d'accomplir ses actes ou encore la façon dont les négociations ont été menées avec le raid. Ce n'est pas qu'un document choc.
Comprenez-vous la réaction des familles des victimes ?
Nous avons conscience que cet enregistrement peut heurter la sensibilité des familles. Ça doit être difficile pour elles d'entendre la voix de Merah. Mais il y avait dans ce document un certain nombre d'informations qui méritaient d'être connues par nos téléspectateurs. Ce sont des éclaircissement sur une affaire, certes encore en cours, mais qui a choqué la totalité des Français. A aucun moment il n'y a eu la volonté de choquer ou de blesser. D'ailleurs nous n'avons fait aucune publicité sur le document avant sa diffusion.
Que pensez-vous de la polémique qui agite les médias depuis dimanche ?
C'est normal que cette situation crée la polémique et que chacun s'en empare. Chacun est dans son rôle : les familles des victimes, le ministère de l'Intérieur, le CSA. C'est une affaire très compliquée. TF1 a fait son boulot comme n'importe quel médias dans le monde l'aurait fait. Au-delà des familles de victimes et des institutions, qu'on vienne nous donner des leçons, c'est un autre problème.















