De quoi ça parle ?

L'impétueux champion Cassius Clay se bâtit dans les années 1960 une légende à la force de ses poings. Mais sa rencontre avec Malcolm X et le mouvement Nation of Islam va faire basculer son existence. Michael Mann (Heat, Révélations) resserre d'ailleurs son biopic sur une période charnière de la vie Mohammed Ali : entre 1964, date du premier titre de champion du monde remporté par celui qui se nomme encore Cassius Clay, et 1974, lors de ce combat historique au Zaïre, à Kinshasa, au cours duquel il reconquiert son titre dans un stade en ébullition. C'est aussi une époque décisive de la lutte pour l'égalité des noirs américains.

Pourquoi c'est bien ?

Pour l'interprétation remarquable de Will Smith : l'acteur – dont c'est certainement le meilleur rôle de sa carrière – a su incarner la force charismatique, politique et médiatique de Muhammad Ali.

Pour la profondeur et l'esthétique de la réalisation : Michael Mann, loin d'être purement narratif et exhaustif, raconte l'ambivalence et l'évolution du personnage. A travers Muhammad Ali, il rend aussi hommage à la boxe. Le spectateur entre dans le ring, ressent alors l'intensité des combats et admire le style à la fois nonchalant et percutant du boxeur de légende.

Pour la bande-annonce : de Sam Cooke à Aretha Franklin, le récit de vie s'imprègne de sensualité et de blues.

Où le voir ?

Ce soir, à 20 h 45 sur Arte. Prévoyez votre soirée, le film dure 2 heures et 30 minutes. A savoir que la chaîne franco-allemande rediffusera ce programme vendredi prochain à 13 h 35.