Loved Me Back To Life est votre premier album anglais depuis six ans. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
Je n'ai pas arrêté de travailler pour être honnête avec vous. En six ans, j'ai monté un nouveau spectacle à Las Vegas, j'ai fait un album en Français, et j'ai aussi eu deux bébés. Faites les maths : le temps passe vite !

Les sonorités de l'album sont très modernes. Est-ce une volonté délibérée ?
On ne peut pas se réinventer tous les cinq ans. Pendant 30 ans, j'ai utilisé la même recette. Cette fois, je voulais rafraîchir tout ça, me moderniser, oui. C'est comme un second souffle, même si je ne vais pas arrêter de chanter mes classiques, que ce soit “My Heart Will Go On”, "Because You Loved Me" ou "The Power of Love".

Si on vous dit qu'on ressent l'influence d'Adele...
Elle m'a influencé, c'est certain. Je l'adore. Chaque jour je me verse une tasse de thé... et je rêve qu'elle surgisse pour en boire une avec moi.

"Lorsque je fais mes balances, je chante du Adele"

Vous n'avez pas envie de lui proposer un duo ?
Je n'ai pas encore le courage de le faire. J'aimerais déjà la rencontrer. Je crois que si je la croisais, je serais terrifiée car je suis sa fan n°1. Lorsque je fais mes balances, par exemple, je me débrouille toujours pour chanter l'une de ses chansons, pour m'échauffer. Mais de là à lui demander de chanter avec moi...

Cher déclarait récemment que le public de Las Vegas était "très vieux, endormi et pas très fan de musique". Avez-vous eu le même sentiment ?
J'ai vu Cher chanter à Las Vegas et elle était formidable. Alors bon... Là-bas où joue dans des théâtres, il y a un côté très solennel. Ce n'est pas comme si on pouvait faire lever la foule en chantant “Do You Believe In Life After Love”. Les gens applaudissent gentiment. Il faut juste comprendre que c'est une atmosphère différente. Moi ça m'a donné l'occasion de chanter ma musique dans des conditions idéales et de rentrer chez moi tous les soirs. C'est difficile de se plaindre.

Miley Cyrus et Britney Spears ont posé nues pour les pochettes de leurs nouveaux albums. Ca ne vous a pas tenté d'en faire autant ?
(Rires) Je suis bien trop belle pour ça ! Non, je suis heureuse de ne pas l'avoir fait. Et je n'en ai pas ressentie le besoin.

Comprenez-vous celles qui le font ?
Je les respecte, elles font ce qu'elles veulent. C'est à nous, les consommateurs, de décider de regarder ou pas, si ça nous choque ou pas. Certains artistes ressentent le besoin d'aller très loin pour ressentir quelque chose. De vendre leur âme en quelque sorte. Je leur souhaite beaucoup de chance, et surtout de durer dans ce métier. Mais une fois que vous avez fait ça, qu'est-ce qu'il reste ensuite ?