Peter Jackson redresse la barre... et en beauté ! Si le premier volet de la nouvelle trilogie, Le Hobbit, avait pu laisser certains spectateurs sur leur faim, sa suite, La Désolation de Smaug, devrait répondre à toutes leurs attentes, et bien plus encore. Pour ce nouvel épisode, le cinéaste néo-zélandais propose un dépaysement total, loin des territoires que l’on a pu découvrir dans la saga Le Seigneur des Anneaux ou même le volet précédent des aventures de Bilbon.

Flashback : le premier volet, Un voyage inattendu, s’achevait sur l’affrontement des nains avec l’orc Azog et l’intervention des Aigles, bataille dans laquelle Thorin acceptait enfin pleinement la présence et la bravoure de Bilbon. Dans ce second volet, les compagnons poursuivent leur épopée à destination de la cité naine d’Erebor, afin de se débarrasser de Smaug, le dragon. Un périple qui ne sera pas sans péripéties, ni conséquences.

Enfin une guerrière dans la Terre du Milieu

Paysages magnifiques, teintés de magie... La marque significative du réalisateur et son amour pour les univers inconnus se retrouvent dans toutes les scènes : le film se transforme en véritable spectacle visuel à couper le souffle, grâce à une 3D parfaitement maîtrisée. Et sans temps mort, en dépit de sa durée, 2h41 précisément.

Si Bilbon (Martin Freeman, excellent) reste au coeur de l'intrigue, marquée par le retour de Legolas (Orlando Bloom), une vieille connaissance, La Désolation de Smaug est l’occasion de découvrir plusieurs autres protagonistes, dont le dragon Smaug, pour lequel Benedict "Sherlock" Cumberbatch a fait des prouesses en matière de motion capture, mais aussi l'elfe Tauriel, qui prend les traits d’Evangeline Lilly.

Dans la lignée de la première trilogie

Pour ce film, l’actrice a dû faire face à un challenge important, puisque son personnage n’existe pas dans le roman de Tolkien. Les adeptes du "girl power" seront ravi(e)s : enfin une femme guerrière dans la Terre du Milieu ! Car si Arwen (Liv Tyler), le personnage féminin emblématique du Seigneur des Anneaux, était essentiel, Tauriel prouve bel et bien que les hommes ne sont pas les seuls à savoir manier l’arc et l’épée.

A l'arrivée, La Désolation de Smaug s’inscrit dans la lignée des films de la première trilogie, visuellement très réussi et avec juste ce qu’il faut d’humour et de clins d’oeil envers les aventures de Frodon pour ravir les puristes. Malin, Peter Jackson a su trouver le juste équilibre entre l’adaptation du livre et l’ajout d'éléments qui enrichissent l’histoire. Un pari périlleux... et réussi !