Quel bilan pouvez-vous tirer après un mois et demi d'antenne avec Le Tube ?
Je suis très contente et très fière de ce petit bébé. On ne pensait pas que ça prendrait aussi bien et qu'il y aurait une relation aussi rapide avec les téléspectateurs du Tube, qui sont hyper fidèles.

L'émission enregistre des audiences d'environ 500.000 téléspectateurs. Pensiez-vous atteindre ce niveau si rapidement ?
Mais pas du tout ! Cet objectif était pour juin ! Ce n'était pas du tout prévu. Depuis quelques années, c'est une case qui est très compliquée. C'est un horaire, où il se passe beaucoup de choses dans la vie des gens. Le week-end, ils ne sont pas forcément devant leur poste. En replay, l'émission marche aussi très bien ! L'objectif est déjà atteint, maintenant ce n'est que du bénéf'. On est abreuvé d'informations, il y en a 15 à la seconde, surtout dans l'univers des médias. On veut essayer de maintenir le niveau et même de le monter, c'est-à-dire en continuant de raconter des choses qu'on n'a pas entendues ailleurs et d'avoir des angles pertinents, différents.

Pourquoi avoir choisi d'animer une émission sur les médias ?
Canal + le savait, j'étais très fan de + Clair et En aparté, toutes ces émissions qui ont marqué la chaîne. On a parlé des envies de Canal + et des abonnés. Il y avait une envie de revoir une émission médias estampillée Canal +. Quand on m'en a parlé, j'ai sauté sur l'occas'. Tout ce qui passe par les écrans, m'intéresse. Je suis de cette génération Y. Ça s'est fait très rapidement parce qu'il y avait le chronomètre de l'accouchement.

"Si Michel Denisot avait continué Le Grand Journal, j'aurais poursuivi avec lui"

Comment choisissez-vous les invités ?
Il y a déjà eu 7 émissions et, à chaque fois, ce sont des invités que j'avais vraiment envie de rencontrer. Je n'étais pas sûre que ce qu'on disait d'eux était la vérité. Le but n'est pas de faire aimer une personnalité, mais de montrer d'où elle vient, son parcours. J'essaie de faire ça à chaque fois et de créer des rencontres comme on n'en voit plus beaucoup. En ce moment, les émissions médias vont très vite, au même rythme que les infos qui fusent. Je trouve ça dommage de ne pas prendre quelques minutes de plus pour rencontrer ces gens qui sont tous étonnants. J'avais envie de montrer ce métier très différemment. C'est une petite mise à nu sur le plateau parce qu'il n'y a pas de table, vous ne pouvez pas vous planquer. Dès le début, je les fais jurer de dire la vérité. Je n'ai pas eu de langue de bois sur le plateau !

Vous regardez beaucoup la télévision pour votre émission. Qu'appréciez-vous ?
Mes goûts sont très hétéroclites ! Depuis toujours, je suis une grande zappeuse. Vous pouvez me retrouver devant Fashion Police de E! Entertainment, après je zappe et je regarde Man vs Wild avec ce type complètement cinglé qui est dans la nature et bouffe des serpents (rires). L'instant d'après, je peux regarder Secret d'histoire. J'aime beaucoup de choses. Je consomme la télé d'une façon équilibrée. Je n'ai pas honte de dire que je regarde des émissions de télé-réalité, mais je ne visionne pas la totalité sinon vous avez mal au ventre. Je ne regarde pas de séries parce que j'ai un problème : je suis rapidement addict. J'ai deux enfants sur les bras, donc si je commence une série, je suis foutue ! Cet été, j'ai regardé Studio 60 après tout le monde, je n'ai pas dormi pendant 4 jours (rires). C'est trop dangereux pour moi !

Avec le succès de l'émission, vous ne regrettez donc pas d'avoir quitté Le Grand Journal ...
Non ! J'ai vécu une aventure de ouf ! La saison est passée comme une soirée en boîte de nuit ! J'ai tout vécu. Je me suis réveillée en me disant que je m'en suis pris plein la figure, mais dans le bon sens. Je suis venue pour Michel Denisot, donc je suis repartie. J'avais signé pour être avec lui. C'était un exercice amusant et intéressant. S'il avait continué, j'aurais poursuivi avec lui. Je suis très fidèle et engagée dans ce que je fais.