Pas de femmes dans la sélection du Grand prix d'Angoulême, tollé général. En conséquence de cette absence, plusieurs auteurs de bandes dessinées ont décidé de ne plus figurer sur cette liste, tels que Joann Sfar ou Riad Sattouf, qui avaient tous les deux poussé un coup de gueule sur Facebook. D'autres, dont le collectif formé par 200 dessinatrices et scénaristes, ont appelé au boycott de la manifestation.

Le délégué général du festival, Franck Bondoux a déclaré au site FranceTV Info aujourd'hui qu'une nouvelle liste de nominés où "figureront des auteures" allait être dévoilée prochainement. Trente nouveaux noms seront donc donnés dans les prochains jours, avant que le festival ne commence, le 28 janvier prochain.

Une justification un peu tirée par les cheveux

Cependant, Franck Bondoux s'est tout de même défendu de n'avoir pas nommé de femme cette année en disant : "Ce Grand prix regarde dans le rétroviseur et va chercher dix, quinze voire trente ans en arrière des auteurs qui ont apporté une contribution majeure pour le neuvième art". Et d'ajouter "Or dans l'histoire de la bande dessinée, il n'y avait presque pas de femmes, hormis quelques unes comme Claire Brétécher ou Florence Cestac".

Des propos peu convaincants pour le collectif de femmes, qui a dénoncé le "sexisme" du festival depuis sa création. Pour rappel, depuis sa naissance en 1973, Florence Cestac est la seule à avoir été récompensée du Grand prix, en 2000.

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