Cannes 2013, c'est parti. Lancée sous la houlette de Steven Spielberg, sympathique Président du jury, la 66ème édition du festival a débuté sous la pluie. Un désagrément qui n'a pas semblé perturber le réalisateur de E.T. visiblement ravi d'être là. "Je n'ai jamais pu remplir ce rôle auparavant car j'ai toujours été occupé à travailler", expliquait Steven Spielberg en conférence de presse dans l'après-midi. "Je suis enchanté de pouvoir célébrer le cinéma pendant ces deux semaines".

A ses côtés, Nicole Kidman, Daniel Auteuil, Christoph Waltz, Ang Lee, Cristian Mungiu, Vidya Balan, Lynne Ramsay et Naomi Kawaze, les membres du jury, semblaient tous sur la même longueur d'onde. "On contribue tous à un festival qui nous a tellement donné, expliquait Nicole Kidman, très classe dans une robe noire d'Alexander Mac Queen. Au final, la Palme d'or c'est juste l'opinion subjective de neuf personnes", poursuivait la comédienne australienne.

Steven Spielberg, mon héros

"Un prix, c'est un peu comme une bonne thérapie, c'est le résultat d'un bon travail entre un patient et son psy", ironisait Christoph Waltz, qui reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2009 pour Inglourious Basterds. "Moi je vénère Steven Spielberg, c'est mon héros", a osé le timide Ang Lee. Comme quoi, même derrière un grand réalisateur se cache toujours une midinette.

C'est sous une pluie battante que les stars ont ensuite foulé le tapis rouge trempé et monté les mythiques marches. Leonardo di Caprio, le héros de Gatsby, de Baz Luhrmann présenté en ouverture, a crée l'émeute. Il était accompagné de Carey Mulligan et de Tobey Maguire. Gros succès aussi pour le jury qui a bravé la pluie pour se rendre au Palais des Festivals.

"On veut du tweet !"

Vêtue d'une robe blanche spécialement créée pour elle par Yiqing Yin, jeune styliste française d'origine chinoise de 27 ans, Audrey Tautou a prononcé un discours d'ouverture assez classique. "C'est le plus grand honneur qu'il m'est été donné dans ma vie que de vous accueillir pour ce 66ème festival de Cannes, j'en tremble...", a débuté la maîtresse de cérémonie plutôt à l'aise dans cet exercice. 

"Si je vibre autant c'est pour toutes les promesses qui vont d'offrir à nous durant ces 10 jours. Pour ce voyage sous toutes les lattitudes, aucun vaccin n'est recommandé", a poursuivi la comédienne qui a appelé les festivaliers à s'exprimer. "On veut du tweet ! Si le Festival de Cannes est la liberté d'expression il est aussi la liberté d'opinion. Mais maintenant place au cinéma !" Accueilli par une longue standing ovation, Spielberg a rappelé qu'il avait grandi avec Cannes "J'ai 66 ans, comme le Festival !" Le bel âge, on a envie de dire.