France Soir vit-il ses derniers jours ? Les salariés et les élus du quotidien se sont prononcés jeudi à l’unanimité contre une offre de reprise du groupe Lafont Presse. Cette offre déposée in extremis début juillet, avant la date limite de dépôt des offres, a été rejetée lors d’un comité d’entreprise exceptionnel et d’une assemblée générale des salariés qui se sont déroulés hier, comme l'a précisé Stéphane Paturey, délégué du personnel CGT des Editions du Nouveau France Soir.
Une offre "scandaleuse"
L’offre, jugée “scandaleuse” par les représentants des 53 salariés, prévoit notamment la reprise de six salariés ainsi que le rachat de l’activité, de la marque, des archives et des stocks de papier à hauteur de 56 000 euros. Elle prévoit également la création d’une filiale pour FranceSoir.fr dans le groupe Entreprendre SA, précise le communiqué des syndicats et élus du journal placé en redressement judiciaire et désormais uniquement disponible sur Internet
“Un titre historique comme France Soir n’a-t-il d’autre avenir que servir de vitrine à un groupe de presse dénué de projet éditorial et inexistant sur le numérique” se demandent les représentants des salariés avant de souligner qu’ils n’accepteront pas une “vente à la découpe” du patrimoine du journal.
Créé en 1984 par Robert Lafont, le groupe Lafont presse est propriétaire de 80 titres de presse. Le tribunal de commerce de Paris doit statuer lundi prochain sur l’offre de reprise, a encore indiqué Stéphane Paturey.















