C'est un visage incontournable du paysage littéraire et médiatique français. Jean d'Ormesson, 88 ans, a révélé ce mardi matin sur RTL qu'il se battait, depuis le printemps, contre un cancer aujourd'hui en rémission. En toute discrétion. "Je n'ai jamais pensé à la mort, je pensais simplement à guérir, j'ai mis toutes mes forces à guérir", confie-t-il.

"Pour ce qui est de la maladie, je me réfugie derrière Vauvenargues : "Il est indigne des grandes âmes de faire part des troubles qu'elles éprouvent". C'est pas que je me prenne pour une grande âme, non. Mais, je suis de l'avis de Vauvenargues, on ne parle pas de ça…

"J'étais très triste de partir de l'hôpital"

S'il choisit d'évoquer la maladie, aujourd'hui, c'est, "simplement pour me dire qu'il y a des gens plus malheureux que moi et la leçon que ça m'a donné, c'est ce que j'ai senti à quel point j'étais privilégié. Les gens m'ont aidé, je connais des gens… ce n'est pas seulement une question d'argent. Je pense aux gens qui sont malades et qui ne connaissent personne : qu'est-ce qu'ils font ? qu'est-ce qu'ils font ? Je pense à tous ceux qui n'ont pas les moyens de se débrouiller avec tous ces papiers, avec tout ça… C'est effrayant."

De son séjour à l'hôpital, Jean d'Ormesson ne garderait (presque) que des bons souvenirs. "Je leur ai dit que j'étais très triste de partir d'ici parce que les gens sont formidables, formidables, tous ! Il y avaient des infirmières de toutes les races, de toutes les croyances, tout ça était épatant", lâche-t-il avec la malice qui le caractérise.