Elisabeth Bost, qui a eu un enfant, Jean, avec l'animateur, accuse Anissa Delarue d'avoir tenu des propos diffamatoires dans un entretien accordé à Paris-Match en octobre 2012. "Des procédures judiciaires avaient obligé Elisabeth Bost à laisser Jean voir son père. Jean-Luc a beaucoup souffert de cette situation. Il n'avait pas besoin de cette épreuve supplémentaire. Il a vu son fils quatre fois à l'hôpital" avant sa mort, avait notamment déclaré à l'hebdomadaire, Anissa, la dernière compagne de l'animateur qu'il avait épousée quelques mois avant sa mort.

Ces propos "laissent à penser au lecteur que Mlle Bost ne souhaitait pas que son fils Jean puisse voir son père alors que ce dernier était malade et hospitalisé et qu'il avait fallu la contraindre par voie judiciaire", reproche l'ex-femme de Jean-Luc Delarue dans la citation directe déposée au tribunal, et dont l'AFP a obtenu copie.

Des questions épineuses d'héritage

Sollicités, les conseils des deux parties n'ont pas souhaité s'exprimer avant l'audience. "Je ne vois pas à quoi Mme Bost joue. Ces propos ne sont pas diffamatoires car il y a eu effectivement des procédures judiciaires engagées pour obliger Mlle Bost à laisser Jean voir son père. On continue à remuer des choses sordides", estime-t-on dans l'entourage d'Anissa.

Les tensions restent très vives entre le clan de la veuve du présentateur et celui d'Elisabeth Bost. En cause, l'héritage de Jean-Luc-Delarue. Dans son testament, celui-ci lègue ses biens immobiliers et les pièces majeures de sa collection d'art à Anissa. Le reste, notamment sa société de production audiovisuelle Réservoir Prod, à son fils Jean. Le document stipule qu'Élisabeth Bost "n'aura ni l'administration légale ni la jouissance des biens".

Depuis, plusieurs procédures judiciaires ont été engagées. Une plainte au pénal pour usurpation d'identité, faux, usurpation numérique a été déposée par Mme Bost à la suite de la réception, après la mort de Jean-Luc Delarue, de faux mails émanant soi-disant de lui et contenant des propos violents. Une procédure civile est également en cours pour diffamation et atteinte au droit de divulgation et à la vie privée après la publication de l'autobiographie posthume du présentateur.