Quelle est le concept de cette nouvelle tranche de la matinale à 4h30 ?

Céline Pitelet : A 5h, il y avait 100 000 téléspectateurs, avec l'ancienne formule, qui était une rediffusion. On espère faire mieux et contrairement à l'année dernière, quand vous allumez votre télé à 4h30, vous retrouvez l'info fraîche avec des sujets conçus spécialement par nous. La veille au soir, ou tôt le matin, on a des équipes qui arrivent dès 3h pour faire des sujets frais.

Jean-Rémi Baudot : L'idée est qu'il y ait une continuité avec Christophe Delay et Pascale de la Tour du Pin, qui enchaînent ensuite. C'est un challenge. C'est un privilège d'être les premiers à prendre l'antenne en France. A cette heure-là, il n'y a pas d'autres chaînes en direct. Par contre, il y a du monde qui écoute et qui se lève tôt.

Vous n'avez pas le droit au prompteur. Est-ce pour laisser la place à plus de convivialité ?

J.R B : Pour moi, c'est assez nouveau. En fait, on s'y est mis d'une manière super simple. Notre échange avec Céline est hyper naturel. On n'avait jamais vraiment bossé ensemble.

CP :  C'est vrai qu'on regarde notre papier, mais en contrepartie, on peut gagner en convivialité car lorsqu'on est sur prompteur, on est plus accroché au texte. Là, on se laisse la liberté de pouvoir, si ça s'y prête, se faire une petite blague.

J.R B : On se passe systématiquement la main. C'est ça aussi le côté convivial. On parle, on se regarde et ça se ressent par le téléspectateur. 

CP : On est un vrai duo. A cet horaire, s'il n'y a pas de travail d'équipe et s'il n'y a pas de plaisir à y aller, ça ne marche pas.

Quelles sont vos impressions après trois jours de collaboration ?

CP : J'ai remarqué que Jean-Rémi était très à l'affût de ce qu'il se passait sur Twitter. C'est agréable, parce que ça peut aussi nourrir notre antenne. J'apprécie également l'équilibre de notre duo. On a des petites bulles d'oxygène comme le journal des sports, la météo, la revue de presse, ça nous sort de la présentation stricte des journaux. On le fait tous les deux, on partage. C'est important, car on prend tous les deux du plaisir. 

J.R B : Je connaissais Céline, mais on n'avait jamais travaillé ensemble. Je l'avais trouvé fraîche et spontanée et je continue à le penser au bout de trois jours ! Je pense qu'elle a un regard sur l'info générale que j'ai moins historiquement, car je viens de l'économie. On se complète.

Avez-vous votre mot à dire au sujet des rubriques proposées ?

J.R B : A terme, on veut présenter la revue de presse ensemble. Pour l'instant, pour des raisons techniques, ce n'est pas le cas. L'idée est de pouvoir partager ce rendez-vous, qui est assez sympa à préparer. On avait envie de le faire ensemble. On est train de voir ça avec la réalisation.

CP : En ce qui concerne nos centres d'intérêts, en dehors de l'info générale, Jean-Rémi est assez branché économie, moi, assez branchée culture. On va sans doute mettre en place, un petit rendez-vous "bons plans", "coups de coeur". C'est assez sympa d'avoir des sensibilités différentes. Lui va aller piocher tout ce qui l'intéresse en économie, consommation, tout ce qui concerne la vie courante des gens. Moi, je me concentrerai plus sur les sorties, la culture, les bouquins, le théâtre. On est complémentaire dans nos idées pour cette petite rubrique.