Mais que fait la censure ? L'ancien enfant terrible de la vague punk va chanter à Pékin et à Shanghai avec son groupe Public Image Limited (PiL). De son vrai nom John Lydon, celui qui a connu la gloire en rugissant "Anarchy in the UK" va monter sur scène dans un pays régi de façon autoritaire par un parti unique, qui fait du maintien de la stabilité politique et sociale une priorité absolue.

D'une manière générale, les autorités communistes chinoises sont réfractaires à la culture rock occidentale et aux valeurs de rébellion contre l'autorité ou d'amour libre qu'elle véhicule.

Des précédents qui n'ont pas plu au pouvoir

Dans un message vidéo adressé aux "fans de PiL en Chine", publié sur le site web du groupe, John Lydon promet qu'il ira à la rencontre de son public, notamment grâce à des "conversations" avec les spectateurs. "Soyez pervers si cela vous dit !", lance-t-il à la fin du message. Les concerts des grandes stars mondiales de la musique pop/rock sont rares en Chine continentale, où il faut obtenir une laborieuse autorisation du ministère de la Culture. De plus, la censure frappe toujours un certain nombre de groupes de rock étrangers considérés comme trop scandaleux par Pékin.

Elton John, qui s'est produit à Pékin en novembre dernier, avait dédié son concert à Ai Weiwei, un artiste ouvertement critique du régime communiste. Un journal avait ensuite qualifié le Britannique de "provocateur". Pékin avait déjà été échaudé par Björk qui, lors d'un concert à Shanghai en 2008, avait scandé "Tibet, Tibet" à la fin de son titre "Declare Independence" ("déclarer l'indépendance").