L'arrivée chez une major
En 2008, Joyce Jonathan est devenue la première artiste féminine à signer un contrat chez MyMajorCompany, la maison de disques participative fondée par Michael Goldman. Depuis, elle a rejoint les rangs de Polydor, qui héberge des poids lourds comme Robin Thicke, Olivia Ruiz, Lady Gaga ou encore Will.i.am. "La transition s'est faite naturellement, parce que MyMajor voulait garder le principe de la découverte et qu'on ne s'était rien promis pour la suite. Je me suis dit que ce serait bien de changer et je me suis tout de suite bien entendue avec ma nouvelle équipe."
Ce qui ne l'empêche pas de remercier chaleureusement ses premiers producteurs-Internautes sur son nouvel album : "Je continue à entretenir une relation avec certains d'entre eux. Je les vois à des concerts et on s'envoie des messages parce que je suis là grâce à eux."

Un deuxième album plus mature
Depuis ses débuts, Joyce Jonathan a bien affuté sa plume. La jeune chanteuse aborde certains traumatismes de l'enfance dans "Caractère", le morceau qui donne son nom à l'album, et évoque une absence qui lui pèse dans "Depuis". "C'est une manière plus franche de parler parce que j'ai l'assurance d'un premier album et d'une tournée derrière moi, assure la chanteuse. J'assume davantage ce que j'ai envie de dire." Une étape importante par rapport aux premiers émois livrés dans des chansons comme "Je ne sais pas", présente sur son premier opus. "Quand on est jeune, on a envie d'être consensuel avec les avis des autres et on n'impose pas forcément son opinion, souligne l'intéressée. Cette fois, je me suis permis d'avoir toutes mes idées, de travailler moi-même les arrangements chez moi avec mon petit matériel."

Une approche rafraîchissante du métier
Joyce Jonathan compose des mélodies depuis qu'elle a 13 ans. C'est dire si la musique lui permet de retranscrire toutes ses émotions, elle qui écrit des chansons comme elle respire. "Peut-être que si je n'étais pas devenue chanteuse, je serais quelqu'un de moins pudique ou de moins épanouie. Je serais sûrement aussi moins discrète dans la vie de tous les jours, ce qui ne veut pas dire que je sois timide !" En dépit de son jeune âge, 23 ans, Joyce a une vision très réfléchie de son métier. "Je n'aime pas écrire des chansons spécialement pour un disque, je le fais quand j'en ai envie, comme je pourrais raconter une histoire à quelqu'un, confie-t-elle. Je garde aussi quelques chansons dans mon carnet que j'aime moins que d'autres."

Un nouveau statut à assumer
Le grand public n'a plus le même regard sur Joyce Jonathan depuis qu'elle a officialisé sa relation avec Thomas Hollande, le fils du Président de la République. "Je suis consciente d'avoir une image publique. Je garde toujours la même philosophie et je fais ce que j'ai vraiment envie de faire, sans m'oublier, assure-t-elle. Mais je suis consciente qu'il faut que j'évite de courir en culotte dans la rue, même si je n'en ressens pas l'envie non plus. Chaque métier possède ses contraintes et une image à renvoyer." Est-ce qu'on parle davantage musique à l'Elysée depuis quelques mois ? "Je crois que François Hollande a bien aimé mon album. Mais ma belle-famille est très occupée comme vous pouvez vous en douter, donc je ne les vois pas tous les jours. Je suis consciente d'être plus observée que les autres, mais j'essaye de ne pas trop en parler, je veux à tout prix rester discrète."