Était-ce plutôt une déception ou un soulagement de quitter Nouvelle Star avant la demi-finale ?
On se prépare toujours à devoir quitter le jeu, mais avec le recul, on se demande si on n'aurait pas pu rester un peu plus longtemps. Globalement, j'étais quand même contente de moi.

Surtout que vous avez rapidement trouvé du boulot...
Dès le lendemain de mon élimination, j'ai rencontré le producteur de The Full Monty et j'ai passé les auditions. J'ai commencé les répétitions la semaine suivante. J'ai toujours eu envie de faire un spectacle et c'est typiquement le genre de choses que j'aime aller voir et puis j'adore l'idée de vivre avec une troupe.

Qu'est ce qui vous a séduit dans cette pièce ?
Je vais voir beaucoup de spectacles très différents, de l'Opéra Comique à des pièces plus populaires, mais ce qui m'a intéressé là, c'est l'aspect théâtre musical. Pour moi, ça renouvelle un genre qu'il n'y avait pas spécialement en France. Je trouve qu'au final, c'est un projet ambitieux, mais on n’a pas à rougir du résultat.

Depuis la première représentation, vous commencez à prendre possession du personnage ?
C'était une semaine assez mouvementée. Étant donné que mon personnage est de nature comique, ça demande énormément de rythme, de bien poser les choses. Il faut du temps pour s'habituer.

Ce côté comique, c'est nouveau chez vous ?
Depuis toute petite, je suis un peu la comique de la famille. Mais là, il fallait réussir à apporter une touche d'humour dans un contexte difficile de crise. Ça m'a donné envie de creuser cette partie-là du personnage.

"J'aimerais chanter davantage dans le spectacle"

Votre personnage ne joue pas un grand rôle dans l'intrigue, cela favorise-t-il l'improvisation ?
Il faut quand même respecter le cadre, mais on peut réussir à innover dans l'attitude et se permettre d'improviser, sans dénaturer les dialogues. Par exemple, c'est moi qui ai décidé de rajouter la partie où je chante un bout de "Hot stuff", en accord avec le directeur artistique. Je vais sûrement rajouter d'autres éléments d'ici quelques semaines.

Est-ce frustrant de ne pas avoir beaucoup de parties vocales ?
Oui, mais ça fait partie du jeu, ça me permet d'apprendre une autre facette du métier. Je suis très attentive au travail de mes camarades, je prends des conseils. Mais c'est vrai que de temps en temps, j'aimerais bien chanter un petit peu plus.

Vous n'avez pas l'air trop intimidée par tous ces garçons dénudés...
Non, parce que ça fait partie du spectacle, on essaye de ne pas trop se poser de questions. Pendant plusieurs mois, je ne les avais pas vu en caleçon et la première fois, c'était sur le plateau de Cyril Hanouna. On peut dire que c'était un baptême du feu assez particulier, j'ai mis trois semaines à m'en remettre mais aujourd'hui ça va (Rires) !

"Je ne veux pas m'éterniser sur Nouvelle Star"

Quels sont vos projets musicaux ?
J'attends la réponse de Polydor (label qui signe le gagnant de Nouvelle Star, NDLR) au mois de juin. A la sortie de l'émission, ils m'ont appelée, je leur ai fait écouter mes maquettes et ils ont beaucoup apprécié. On verra bien !

Vous avez continué à suivre Nouvelle Star ?
J'ai eu du mal, j'avoue. Je suis revenue sur le plateau pour la finale avec grand plaisir, mais je n'ai plus envie d'aller voir les vidéos des prestations. J'ai beaucoup de nostalgie, une page s'est tournée. On a envie de garder la magie, mais il ne faut pas trop s'éterniser là-dessus.

Sophie-Tith était-elle votre favorite ?
J'ai été très surprise de la voir gagner. Je ne remets pas en cause son talent mais je ne l'avais pas vraiment remarquée. Au départ, j'avais davantage misé sur Charlotte qui avait été brillante pendant les castings, ou bien Timothée.

Si on vous propose d'autres spectacles comme celui-là, vous accepterez ?
Oui, je pense car l'industrie musicale est compliquée. Le plus important, c'est d'avoir un métier avec lequel je puisse gagner ma vie, tout en étant sur les planches et de partir à la rencontre d'un public. Aujourd'hui, je ne suis pas prête à tout miser sur l'enregistrement d'un album. J'ai toujours été très portée sur la scène ! Je ne serai pas triste si je mets du temps à faire un album.

The Full Monty, jusqu'au 30 juin au Théâtre Comédia, 4 boulevard de Strasbourg, 10e.
Du mardi au samedi, 20h15. Samedi et dimanche, 14h30. De 25 à 93 euros.