Le prix du ticket d'entrée – 35 euros en plein tarif – n'a pas découragé les visiteurs. Les cinq jours de Fiac au Grand Palais ont été plus que rentables : "La Fiac a enregistré 73 550 entrées, en hausse de 4,1 %", selon un décompte provisoire diffusé dimanche soir. La première journée, réservée aux professionnels, aux VIP et aux collectionneurs, a enregistré 17 280 entrées, en hausse de 12,6 %.

"C'est un plein succès. La Fiac a passé ses 40 ans en beauté", a estimé Jennifer Flay, directrice artistique de la foire, qui "a très bien marché sur le plan commercial. Plusieurs galeristes m'ont dit qu'ils avaient tout vendu. Paris a retrouvé de la vigueur sur le plan du marché de l'art", selon elle.

Même les œuvres monumentales ont été vendues

Le monumental Arbre de fer (Iron tree, 2013) de l'artiste chinois Ai Weiwei, qui était l'un des phares de cette édition, a trouvé preneur, a indiqué la galerie Neugerriemschneider. Cette galerie berlinoise avait choisi de ne présenter que cette pièce haute de 7 mètres, socle compris. La Ferrari rouge accidentée (Crashed car) de Bertrand Lavier, qui captivait les visiteurs, a elle aussi été vendue, a déclaré le galeriste Yvon Lambert.

Plus spectaculaire encore, l'œuvre Welcome Parade, réalisée en 2008 d'après une maquette de 1974 de Jean Dubuffet et qui était exposée face au Grand Palais, a trouvé preneur. Elle était présentée par la galerie londonienne Waddington Custot, et sa valeur annoncée était de 4,34 millions d'euros.

Bientôt un deuxième site à Paris

Jean-Daniel Compain, directeur général du pôle culture, luxe et loisirs de Reed Expositions France, la société propriétaire de la foire, estime que le temps est venu pour la Fiac de se développer à l'international. "Nous avons plusieurs pistes", explique M. Compain. "Il ne s'agit pas de dupliquer la Fiac parisienne, de créer une foire de plus dans le monde. Il faut aller là où cela a du sens et où il y a une véritable attente", ajoute-t-il.

M. Compain veut également trouver davantage de place à Paris pour "accueillir des galeries qui le méritent". "Nous réfléchissons à trouver un deuxième site pour les 'galeries d'auteur', très sérieuses, qui font un travail en profondeur sur leur scène locale mais ne cherchent pas forcément à conquérir le marché international", explique Jennifer Flay.