Un ton plus décontracté
Alors que Michel Denisot adoptait un style parfois trop lisse, Antoine de Caunes "décoince" l'ambiance d'entrée de jeu avec un ton à la fois ironique et plein d'humour, qu'il garde également durant les interviews. Après une petite mise en scène tel un boxeur rentrant sur le ring, l'animateur se présente via un petit discours. "Pour ceux qui ne me connaissent pas, mon nom est Antoine de Caunes, mais croyez le ou pas, j'ai déjà présenté l'émission à une époque", déclare-t-il avant de faire un clin d'oeil à Philippe Gildas avec lequel il a fait les beaux jours de Canal + avec Nulle Part Ailleurs. "Il y a 18 ans, 4 mois et 4 jours, j'ai commis l'erreur de penser qu'il y avait plus important que la télévision", a-t-il ajouté. Antoine de Caunes succède donc sans fausse note à Michel Denisot.

Les débuts de Jeannette Bougrab
Nouvelle recrue du programme, Jeannette Bougrab est plutôt à l'aise dans son rôle de chroniqueuse. L'ancienne secrétaire d'Etat à la jeunesse et à la vie associative reste tout de même trop discrète face au dynamique et cinglant Jean-Michel Apathie, qui lui a le droit à sa petite rubrique baptisée "Les yeux dans les yeux", où il pose une question impertinente à l'invité politique. On note également l'arrivée d'Hélène Jouan, journaliste à France Inter, ou encore Karim Rissouli et sa chronique "Karim a dit'', qui scrute les coulisses de la politique.

Une nouvelle pastille humoristique
"Pendant ce temps" est la nouvelle pastille humoristique du Grand Journal, qui succède notamment au SAV des émissions, ou encore à Bref, dont elle reprend quelques codes telle qu'une voix off saccadée. Si le programme reste sympathique, on regrette le côté beaucoup moins déjanté que ses prédécesseurs. On notera également la présence d'Arié Elmaleh, qui a proposé un happening musical à la fin du programme en reprenant Get Lucky de Daft Punk en néerlandais et au ukulélé.

Le petit journal laisse la place au grand
Autre nouveauté de cette nouvelle saison : Le Petit Journal ne coupe plus le programme en deux puisqu'il est désormais diffusé à 20h25, à la fin de la diffusion du Grand Journal. Ce dernier n'est donc plus interrompu et propose un déroulé de ses rubriques avec plus de fluidité.

Quelques cafouillages
Il faudra attendre quelques émissions avant qu'Antoine de Caunes prenne ses marques dans le programme. Outre le plantage de Woody Allen, qui devait venir sur le plateau, l'animateur a eu quelques petits soucis. Augustin Trapenard n'a d'ailleurs pas pu assurer sa chronique littéraire, oublié dans le conducteur. 
 
La révolution n'a pas eu lieu
Alors que les téléspectateurs s'attendaient à une révolution du programme grâce à l'arrivée d'Antoine de Caunes, Le Grand Journal demeure quasiment identique à celui de Michel Denisot. Certes, le ton a changé, Antoine de Caunes séduit avec sa répartie et son sens de l'humour, mais cela ne suffit pas à révolutionner le programme, qui reste encore trop calqué sur l'ancienne version, un peu trop solennelle, malgré quelques nouveautés. Le rythme était également un peu lent. On reste sur notre faim, mais Antoine de Caunes a encore toute la saison pour véritablement se lâcher et imposer sa griffe.