"Bebo est mort cet après-midi en Suède", a déclaré Cristina Huete, épouse du cinéaste espagnol Fernando Trueba, qui avait sorti de l'anonymat le charismatique pianiste, alors âgé de 80 ans, grâce à son film documentaire Calle 54, en 2000. "Il était déjà très grand, mais je crois que cette dernière étape de sa vie a été très bonne pour lui, car il a alors enregistré des disques très précieux", a ajouté Cristina Huete.

Le musicien cubain avait pris le chemin de l'exil dans les années 60, après la révolution castriste, et il n'est jamais retourné dans son pays. Il affirmait ne pas vouloir y être enterré à moins que le régime politique ne change.

Il souffrait d'Alzheimer

Après avoir longtemps vécu en Suède, Bebo Valdes avait passé les dernières années dans le sud de l'Espagne. Mais il était retourné il y a deux semaines en Suède, "où vivent certains de ses enfants, en raison d'une aggravation de son état de santé", selon le quotidien espagnol El Mundo, citant des sources proches de sa famille.

Le patriarche de la musique cubaine était né en 1918 dans la localité de Quivican, sous le nom Dionisio Ramon Emilio Valdes Amaro. Des proches de l'artiste ont déclaré à la presse espagnole que Valdes souffrait de la maladie d'Alzheimer. Le dernier enregistrement de Bebo Valdes a été réalisé avec son fils Chucho Valdes, lui aussi pianiste.