Philippe Rouchier, Robert Cepo, Georges Bouchelaghem et Nicolas Fructus, les dessinateurs d'Arthur et les Minimoys, réclamaient un pourcentage de 0,3 % sur les recettes des films, soit 7,2 millions d'euros. Le tribunal leur a donné raison, et en attendant de fixer la somme exacte à laquelle ils peuvent prétendre, a ordonné à Europacorp de leur verser 15 000 euros de frais de procédure et 55 000 de "provision à valoir sur le préjudice".

Les quatre dessinateurs ont créé la quasi-intégralité de l'univers visuel

Selon BFM, Europacorp avait d'abord versé un cachet à ces auteurs, allant de 18 000 à 43 858 euros pour le premier film et de 40 000 euros pour le troisième, en leur demandant de créer des personnages secondaires et des décors. Mais les quatre dessinateurs ont prouvé qu'ils avaient créé la quasi-totalité de l'univers visuel d'Arthur et les Minimoys, et qu'ils devaient donc être considérés comme co-auteurs et toucher des droits d'auteur.

Quant aux personnages secondaires, il y en a tout de même 57, en plus des 56 décors et 55 accessoires. Le tribunal de grande instance a jugé qu'Europacorp a violé les droits d'auteur des quatre artistes, et l'a condamné pour "contrefaçon". Les dessinateurs accusaient également le studio de Luc Besson de ne rien avoir touché sur la vente des produits dérivés. Europacop a fait appel.

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