Emma est un rôle très fort. Quand vous avez reçu le scénario de La Vie d'Adèle, avez-vous pris peur ?
Non parce qu'avant même de le rencontrer, j'avais déjà de l'admiration pour Abdellatif Kechiche. C'est un des plus grands metteurs en scène français et j'ai toujours été intriguée par sa façon de faire les films. Une fois qu'on décide de faire un film avec lui, on y va à fond. Car ce que recherche Abdel, c'est la réalité, la vérité.

Comment s’est créée la complicité avec Adèle Exarchopoulos ?
On ne la crée pas, elle existe ou pas. Et là, avec Adèle c'est venu rapidement. Quant à Abdellatif, notre complicité est épatante.

Faut avoir une confiance aveugle en son réalisateur pour donner autant?
Oui. Enfin je ne sais pas. C'est plus une question de désir.

Vous avez plusieurs scènes de sexe non simulées...
(Elle coupe). Attention, elles sont simulées. On avait des prothèses. Quand même, vous avez vu les scènes ! Mais c'était une petite protection, ça ne change rien réellement.

Avez-vous eu le sentiment d'être allée jusqu'au bout du rôle ?
Je ne sais pas ce que ça veut dire aller jusqu'au bout. J'ai surtout l'impression de faire partie d'un bel objet.