Vous attendiez-vous à un tel buzz ?
Oui, un petit peu. On est considéré comme culte. Quand on touche à une institution, bien évidemment ça fait du remue-ménage. En mettant un tel coup de pied dans la fourmilière, on s'attendait à des réactions. Peut-être pas à ce point-là. Beaucoup de gens ont été atterrés, consternés (rires). Ce sont des aficionados, qui n'ont pas envie que les choses changent. C'est marrant parce que d'autres se sont aussi chamaillés en évoquant des thèmes comme l'homophobie. C'est allé loin.

Avez-vous suivi les réactions sur les réseaux sociaux ?
Pour la plupart, les gens s'en sont vraiment amusés. Ils ne sont pas dupes, ils s'imaginent bien que c'est un épisode ovni, un peu décalé. Ils se doutent bien que les personnages vont rapidement retomber sur leurs pieds. Comment ? Je ne suis pas autorisé à dire si tout ça restera dans l'état ou est une immense farce.

En lisant pour la première fois le script, comment avez-vous réagi ?
Sans réelle surprise. Depuis longtemps, on réclamait ce genre d'épisode à Jean-Luc Azoulay. On voulait un truc totalement décalé pour qu'on puisse jouer autre chose. On voulait s'éclater et partir en cacahuète. On a été servi ! On s'est vraiment marré comme des bossus à faire ça. Embrasser mon pote de 20 ans n'a pas été la partie la plus simple.

Cet épisode n'est donc pas autobiographique...
Non. Si les gens se posent la question : je suis hétéro et je mourrai idiot (rires)

"Les téléspectateurs vont vite retomber sur leurs pieds"

A-t-il été facile pour vous de garder votre sérieux durant le tournage des scènes ?
Pas du tout. Il y a eu des fous rires et des hurlements. On s'essuyait la bouche et on rigolait.

Avez-vous des anecdotes de tournage ?
Philippe a eu une très belle "é......." qu'il a eue du mal à contenir... Non, je rigole. Tout le monde avait la banane sur le plateau parce qu'on a l'habitude de faire des choses plus consensuelles. Il y avait une bonne ambiance. On se demandait ce qu'on faisait là et ce qu'il ne fallait pas faire pour gagner sa vie.

Annette et Monsieur Girard se sont retrouvés dans le même lit. Maintenant, José et Nicolas. Jusqu'où pourrait aller la série pour créer le buzz ?
Je ne crois pas que ce soit pour créer le buzz. C'est juste une volonté de se marrer, se renouveler, surprendre et oxygéner un peu tout le monde, aussi bien les téléspectateurs que les comédiens. Sans prétention, on n'a pas vraiment besoin de faire le buzz. On marche très bien. C'est un plaisir très égoïste. Les téléspectateurs vont vite retomber sur leurs pieds et retrouver les histoires qu'ils affectionnent. Ce n'était pas quelque chose de calculer. En voyant les scores, j'espère que ça donnera l'idée à Jean-Luc Azoulay de se tourner plus vers la comédie que vers des histoires parfois un peu trop sentimentales ou policières à mon goût. 

Pouvez-vous nous donner quelques indices sur le prochain épisode ?
Dès les premières images, on comprendra ce qu'il se passe entre José et Nicolas. La raison sera évidente. Ne ratez donc pas les premières minutes. N'allez pas aux toilettes ou ne vous faites pas un sandwich !