La préparation du rôle
"Ça commence toujours avec le réalisateur et le scénario. On doit être sur la même longueur d'ondes. Quand j'ai rencontré Arnaud des Pallières, j'avais plein de suggestions pour le script de Michael Kohlhaas. Mais il a dit non à tout ! Ça m'a plu qu'il soit aussi radical que son script. Ensuite j'ai du apprendre à monter à cheval ainsi qu'à parler français. Mais tout cela n'était qu'un échauffement. Le vrai travail a toujours lieu avec le réalisateur et les comédiens."

Jouer en français ?
"C'est très difficile de jouer en français quand on est Danois. En tant que comédien, on a besoin de se sentir libre avec la parole. Nous avions fait un pacte avec Arnaud des Pallières : j'ai accepté de travailler le plus dur possible pour parler français, mais une fois les scènes tournées, on n'en parlait plus. Je pense que je suis parvenu à être présent dans les scènes sans penser à la langue."

Michael Kohlaas, terroriste ou héros ?
"J’ai donné vie à ce personnage et j’ai envie de le défendre. Michael Kohlhaas n'est ni un héros, ni un terroriste. C'est un homme radical qui croit en la justice et qui veut retrouver ses chevaux, mais qui, dans sa quête, perd tout. Ce qui ne l'empêche pas d'être heureux. Le film a fini par nous toucher tous personnellement au bout d’un certain temps. On s'est tous retrouvés hier après un an et demi sans s'être vus et c'est comme si on s'était quittés la veille."

Le retour à Cannes, en compétition ?
"J'adore être ici. Je pense qu'on devrait en faire une tradition !"