Ce week-end, l'Electrobeach music Festival a ouvert ses portes à Port-Barcarès dans les Pyrénées Orientales. Pour sa cinquième édition, le rendez-vous des fondus de musique électronique a vu les choses en grand et mis le paquet sur les infrastructures. 

Une scène de dix-huit mètres de haut et quarante de large, des écrans de 350 mètres carrés, une vingtaine de Djs français et internationaux, c'est ce qui fait la force de ce festival électro basé dans le sud de la France.

Aimez-vous jouer dans des festivals de ce type ?

Ce qui me plait c'est que pour une fois, cela ressemble aux formats des concerts que l'on peut faire partout dans le monde. Ce type de festival s'est énormément développé en Europe du Nord, aux Etats-Unis en Australie et beaucoup moins en Europe du sud. Du coup, c'est agréable de venir en Europe du sud avec nos armes : un beau show, une belle scène, de la vidéo.

La France manque t-elle de ce genre de festivals, selon vous ?

Un petit peu. Traditionnellement, c'est moins dans la culture du pays. En France, il y a de très beaux festivals rock, sur lesquels j'ai été très bien accueilli comme les Francofolies de la Rochelle, les Vieilles Charrues, mais très peu de festivals électro.

Sentez-vous une différence entre le public français et étranger ?

Oui, bien sûr. Le public français est moins expert, il connaît moins bien les titres, est moins bien au fait des musiques. C'est moins fort qu'en Hollande, par exemple. En revanche, c'est un public très spontané et qui aime faire la fête.

Avec cette dfférence, adaptez-vous vos sets en fonction de vos voyages ou votre public ?

Il y a toujours une marge d'adaptation assez importante, en live. C'est ce qui nous différencie du groupe de rock : en tant que dj on peut changer beaucoup de choses dont la façon de le jouer. On peut aller plus vite au besoin, moins vite...

Personnellement, je change la durée des sections des morceaux, en live. Par exemple, si je sens que le public a besoin de temps pour rentrer dans une transe pour laisser un rythme s'installer, je vais le jouer plus longtemps. Si au contraire, je sens qu'ils ont envie de changement, de bouger, je vais changer de titres à deux mille à l'heure. C'est ce genre d'armes que l'on a lorsqu'on est Dj et on ne peut pas le préparer à l'avance.

En tant que DJ, quel artiste vous fait vibrer sur scène ?

Il y en a pleins mais Florence and the Machine est l'un des plus beaux concerts que j'ai vu ces dernières années. J'ai aussi adoré Phoenix à Coachella et dans un esprit plus DJ, j'aime beaucoup Major Lazer.

Pour finir, à quoi va ressembler votre été 2013 ?

Cela va être 80% de tournée et 20% de vraies vacances.