Quand Nabilla arrive quelque part, elle ne passe pas inaperçue. Accompagnée de son chéri Thomas, la demoiselle tout de noir vêtue nous a donné rendez-vous dans un restaurant de la très chic avenue Montaigne. Drôle et spontanée, elle n'hésite pas à sortir les griffes quand elle se sent agressée. "J'énerve les femmes ménopausées. Ça doit les rendre dingue que tout aille bien dans mon corps", lance-t-elle à l'attention du groupe de quinquas qui la dévisage d'un mauvais œil. C'est parti pour une interview cash.

Comment vivez-vous toute la folie autour de vous ?
Je suis à fond ! Des fois je me dis que j'aimerais bien redevenir inconnue deux ou trois jours, juste pour décompresser. Mais c'est comme dans un rêve, je n'ai pas envie que ça s'arrête. Maintenant que j'ai atteint mes objectifs, il faut que je garde le cap. Déjà que c'est dur d'y arriver, c'est encore plus compliqué de durer.

On a le sentiment que votre succès a été éclair...
Mais j'ai commencé la télé quand j'avais 16 ans avec L'Amour est aveugle. Les Anges, c'est quand même ma deuxième télé-réalité. J'ai dû vivre un an en faisant des chroniques à 200 euros sur NRJ 12 et des petits rôles pour Hollywood Girls payés une misère. J'ai dû m'accrocher pour rester dans le circuit.

Et il a suffi d'une phrase pour être propulsée...
(Rires) Il a suffi de rien ! Honnêtement, n'importe qui d'autre aurait dit cette phrase, ça n'aurait pas eu le même effet. C'est une phrase avec tout un univers autour.

"Il y a toujours une partie de moi que je cherche à préserver"

Pourquoi sortir un livre Allô ! Non mais allô, quoi ! (éditions Privé) autour de cette phrase ?
En fait on m'a proposé plein de choses. Ce livre c'est un truc marrant et simple pour les enfants de 12 ans. Ou les grands jeunes. Moi mon public, ça va de 6 ans à, disons, 50 ans. Et puis je ne voulais pas faire un truc pour les grands, parce que je ne suis pas encore une grande, moi.

Vous dites avoir refusé de faire une biographie. Pourquoi ?
Ça ne m'intéressait pas de faire une biographie à 20 ans si ce n'est pour raconter quelle était la marque de mes couches Pampers. J'ai des choses à dire, bien sûr, mais de là à se mettre toute nue devant la France entière, c'est chaud quoi.

En même temps vous n'avez pas hésité à vous dénuder à la télé !
Oui mais là c'est vraiment se mettre à poil, quoi ! (Rires) C'est pas facile pour moi de me livrer. Il y a toujours une partie de moi que je cherche à préserver car j'offre déjà 80% de ma personnalité aux gens. Les autres 20%, je les garde top secret.

"Bimbo, c'est trop réducteur. Ça a un côté vulgaire"

Pourquoi cette soif de célébrité ?
J'ai l'impression qu'une fois que t'es célèbre, les gens te prennent au sérieux. C'est triste mais c'est comme ça. Maintenant quand je rentre dans un magasin par exemple, on me considère. Même si c'est une considération à double tranchant dans mon cas car, comme ils l'ont dit au Grand Journal, je suis adulée ou détestée. Avec, moi il n'y a pas de demi-mesure !

Etre présentée comme une bimbo, ça ne vous dérange pas ?
Je préférerais qu'on me présente comme une pin-up. Oui, j'aime être sexy et je l'assume. Mais bimbo, c'est trop réducteur. Ça a un côté vulgaire. J'avais un côté comme ça quand j'étais jeune car je me maquillais beaucoup. Mais regardez Kim Kardashian. Au début, c'était une bimbo vulgaire. Mais aujourd'hui, on la regarde avec un œil classe. Elle a réussi à transformer son image.

Peut-on dire que vous êtes en période d'apprentissage ?
Oui, j'apprends tous les jours. A force de traîner avec des gens aisés, j'apprends des choses sur l'économie, par exemple ou des trucs que j'aurai même jamais appris à l'école. J'ai 20 ans, ce n’est pas de ma faute si je ne sais pas tout.

"Les Miss, elles font quoi à part des pubs pour shampoing ?"

Auriez-vous pu vous présenter à un concours comme Miss France ?
Franchement, je n'aurais pas pu faire Miss France parce qu'ils font un questionnaire de culture générale et que j'aurais eu tout faux. Et puis mon physique est trop. C'est pas pour être méchante mais quand je regarde les carrières des anciennes Miss, ça ne m'intéresse pas du tout. Ça reste très flou. Elles font quoi à part des pubs pour shampoing et quelques plateaux télé ? Bon, d'accord c'est un honneur de porter l'écharpe, mais ce n'est pas une carrière, ça ne rapporte pas d'argent.

Vous allez avoir votre propre émission de télé-réalité à la rentrée sur NRJ 12, Allô Nabilla. N'appréhendez-vous pas de vous faire filmer en continu ?
C'est un truc de fou. Honnêtement, je ne sais pas ce que ça va donner même si j'y crois. Je sens que ça va marcher, d'ailleurs je suis coproductrice du programme. Ma famille a un peu d'appréhension. Moi aussi car ce sera sans censure. On verra tout. Comme d'habitude (elle rit).

N'avez-vous pas envie de vous reconvertir ?
Contrairement à tous les gens qui ont fait de la télé-réalité, moi je ne cherche pas à me reconvertir. J'ai vraiment grandi là-dedans. Quand on sait faire quelque chose, autant continuer. Après je ferai peut-être autre chose. Il faut juste me laisser le temps de réfléchir à tout ça. Pour l'instant je suis connue pour rien.

"Par moments j'ai l'impression d'être un rat de laboratoire !"

Quel serait votre rêve ?
Qu'il y ait plusieurs saisons de mon émission de télé-réalité. Et une fois que j'aurai de l'expérience dans les médias, j'aimerais bien animer un talk-show pour les jeunes, de 20 à 25 ans.

On ne compte plus les papiers sur le phénomène Nabilla. Ça vous inspire quoi ?
C'est fou, par moments j'ai l'impression d'être un rat de laboratoire ! Comme pour Le Nouvel Observateur, ils sont trop lourds ces gens-là. Je ne sais pas s'il y a des scientifiques derrière, mais ils sortent des études sur moi, un truc de fou. Mais il ne faut pas me prendre au sérieux.

N'avez-vous pas peur de finir comme Loana et de tout perdre après une carrière éclair ?
On me compare souvent à elle, parce qu'on a à peu près le même chemin en terme de popularité. Mais Loana elle a vécu des trucs de dingue, avec sa fille qu'on lui a enlevée, ses histoires de viol. Elle a eu beaucoup de choses personnelles difficiles à gérer. Moi je n'ai pas ces problèmes-là. Et contrairement à Loana, je suis bien entourée.

"Mon amoureux Thomas, je sais qu'il ne va pas me trahir"

A qui faites-vous entièrement confiance aujourd'hui ?
A mon amoureux Thomas car je sais qu'il ne va pas me trahir. Et à ma mère. Je n'ai confiance en personne d'autres. D'anciennes amies ont essayé de vendre des photos de moi à la presse people. C'est horrible, les gens sont prêts à tout pour gagner de l'argent. Et me salir.

Que répondez-vous à vos détracteurs ? 
Moi j'ai fait rire toute la France, et franchement ça me fait trop plaisir. Je préfère être connue pour ça que pour une carrière à la Clara Morgane. Et tant pis si on me prend pour une imbécile, moi je sais que j'ai du talent. Je fais rire les gens, je suis spontanée. J'ai quelque chose, sinon je ne serai pas là.