Monica Bellucci au bras de Kad Merad, en ballade dans les rues de Saint-Tropez. Elle, juchée sur d’interminables talons aiguilles ; lui, en blouson de cuir et lunettes noires : la scène avait de quoi décontenancer les Tropéziens, qui en ont vu d’autres. Pourtant ces deux-là ont séjourné tout près d'ici, à l’hôtel Le Sube, il y a quelques mois. C’était pour les besoins du nouveau film de Danielle Thompson, Des gens qui s’embrassent. Dès leur premier jour de tournage, ils se sont retrouvés nus, au lit, ensemble. "Ca brise la glace", avoue la belle. "Kad c’est quelqu’un de très généreux, de très simple. Il est vrai." Vraiment ? Voyons voir.

Pour l’interview diffusée ce soir, dans Grand Public, nous sommes au bar de l’hôtel. Le bruit des glaçons couvre à peine l’entretien. Avec lui, vous pouvez parler de tout. De la musique arabe de son enfance, mêlée aux vapeurs du couscous que préparait son père le dimanche ; de Coluche, l’artiste qu’il aimerait ressusciter. De lui aussi. N’a-t-il pas ressenti comme un retour de bâton après le phénoménal succès des Chtis ? "Si bien sûr, mais on m’avait prévenu."

Des choix qu'il assume

D’ailleurs, ses derniers films n’ont pas franchement rencontré leur public. Ni Superstar, de Xavier Giannoli, "un film éblouissant !". Ni même Qui a re-tué Pamela Rose, 10 ans après le premier volet, mais toujours avec son ami Olivier Baroux. "J’avoue que je ne comprends pas. J’en veux presque aux spectateurs de ne pas être venus découvrir le film…" Ne regrette-t-il pas certains des choix qu’il a pu faire, justement, après les Ch’tis ? "Jamais ! assène-t-il en se redressant d’un coup. J’ai de la chance de faire ce métier, je ne peux rien regretter."

Retrouvez cette rencontre ce soir dans Grand Public, à 23h10 sur France 2. Une émission rediffusée samedi à 15h.