NoViolet Bulawayo a été sélectionnée pour son roman We Need New Names, le récit d'une gamine de dix ans qui fuit la pauvreté au Zimbabwe pour vivre avec sa tante aux Etats-Unis où elle doit faire face à de nombreux problèmes.

L'auteur, dont le vrai nom est Elizabeth Zandile Tshele, est aussi le premier écrivain zimbabwéen à figurer parmi les finalistes du Man Booker Prize. Doté d'un chèque de 62 000 euros, il récompense le meilleur livre de fiction en langue anglaise du Commonwealth et d'Irlande. 


Une récompense de 62 000 euros

Parmi les six autres finalistes cette année figurent l'Irlandais Colm Toibin, avec The Testament of Mary, et le Britannique Jim Crace avec Harvest. Jhumpa Lahiri, née à Londres, est nominée pour The Lowland, tandis que l'américano-japonaise Ruth Ozeki raconte l'histoire d'une famille japonaise dans A Tale for the Time Being. La plus jeune sélectionnée est la Néo-Zélandaise de 27 ans Eleanor Catton, pour The Luminaries, un roman-fleuve sur la ruée vers l'or en Nouvelle-Zélande vers 1860.

Si elle l'emporte, NoViolet Bulawayo deviendra le quatrième auteur africain à décrocher le Booker Prize. Le Sud-Africain J.M. Coetzee l'avait emporté à deux reprises (pour Michael K., sa vie son temps et Disgrâce), tandis que sa compatriote Nadine Gordimer s'était vu décerner le prix en 1974 pour Le Conservateur. Ben Okri, d'origine nigériane, avait été choisi en 1991 pour son roman La Route de la faim. Le lauréat de l'édition 2013, qui succédera à Hilary Mantel, sera dévoilé le 15 octobre.