Rien ne va plus pour Cauet. L'association de consommateurs UFC-Que Choisir accuse l'animateur de truquer son émission de radio, C'Cauet, diffusée sur NRJ de 21h à minuit. Témoignages à l'appui, l'organisme affirme que le programme reposerait sur des canulars téléphoniques truqués, réalisés avec l'aide de comédiens. ''En fait, très souvent, tout le monde est de mèche. La standardiste m’appelle à l’avance et m’explique mon rôle : ma pseudo-copine, qui habite en réalité à 500 km et que je n’ai jamais vue, va téléphoner et me dire qu’elle a couché avec mon père. Je dois m’énerver, et puis, à un moment, je lui balance que, moi, j’ai couché avec sa sœur. Évidemment, on s’insulte, on s’énerve, etc'', explique un certain Benjamin, sur le site de l'association de défense des consommateurs.

Cauet se défend sur Facebook

UFC-Que Choisir va encore plus loin en affirmant que Cauet, qui produit le programme via sa société Be Aware, serait ''au courant de cette supercherie''. L'association ajoute que les faux auditeurs seraient très peu payés et qu'ils ne percevraient que 10 euros par intervention, ou un CD. Par ailleurs, l'enquête révèle que les acteurs ne recevraient pas les cadeaux promis à l'antenne pour tout intervenant. UFC-Que Choisir précise tout de même que "les envois de SMS surtaxés donnant lieu à tirage au sort avec attribution de cadeaux passaient par NRJ et étaient très encadrés''.

Actuellement en vacances, Cauet a pris le temps de répondre aux accusations via un message posté sur sa page Facebook. ''Pour répondre simplement, vous écrivez que les auditeurs perçoivent '10 euros par intervention' ! Imaginez-vous sérieusement une émission de radio payer des auditeurs 10 euros par intervention ? Je serais un pingre doublé d'un mauvais gestionnaire d'entreprise : à raison de 15 auditeurs par soir cela représenterait 3000 euros par mois. Pardonnez-moi, mais ce budget n'existe pas dans une émission de radio. Avec chaque jour des milliers de mails et SMS, 1700 000 fans sur mon Facebook, 860 000 followers sur Twitter @cauetofficiel, une part de marché multipliée par 4 en 3 ans : croyez vous vraiment que j'ai besoin de ça ?'', explique-t-il.

Un demi-aveu

En revanche, l'animateur ne dément pas le trucage de certains canulars, mais indique n'y recourir que dans des conditions d'extrême urgence."Je ne fais pas une émission d' information mais de divertissement, aussi lorsqu'un auditeur à quelques minutes du direct refuse 'le râteau time' ou 'le Marion teste ton mec' (deux types de canular, ndlr), je me dois d'assurer la séquence", reconnait-il, précisant toutefois que ces intervenants sont des "auditeurs complices" et non des "comédiens". 

En verve, et souvent sur un ton ironique, Cauet poursuit son message en expliquant que l'appel à un complice fait partie de l'ADN du canular téléphonique et autre caméra cachée. Plus sérieux en revanche, il s'étonne de la parution de cette enquête à quelques jours des résultats d'audience des radios, toujours très redoutés par les animateurs et journalistes.