Préparez-vous au pire. En 2077, suite à la destruction de la lune par une force extraterrestre et à de longues années de guerre, la Terre ne ressemblera plus qu’à un amas de cendres. Tel est le postulat de départ d’Oblivion, adaptation par Joseph Kosinski de son roman graphique éponyme. 

Après le succès de Tron : l’héritage, le jeune réalisateur américain convoque le téméraire Tom Cruise dans le rôle-titre de ce blockbuster au budget de 120 millions de dollars. La star incarne un rescapé résidant dans une station spaciale hi-tech qu’il délaisse au quotidien pour sauvegarder les dernières ressources de feu sa planète. Lors d’une mission, il assiste au crash d’un vaisseau renfermant dans sa capsule une inconnue (Olga Kurylenko). Le début d'une série d’étranges événements qui vont démolir ses certitudes.

Un produit commercial désincarné

A l’exception de ses décors apocalyptiques et de quelques effets spéciaux concluants, Oblivion pêche par son manque total d’originalité. Joseph Kosinski donne en effet l’impression d’avoir plongé une nuée de films - dont Moon, Wall-E, Solaris, Independence Day et même 2001, l’odyssée de l’espace – dans son shaker galactique pour en tirer un produit commercial désincarné, littéralement déboité par ses références. Pire, l’absence de forts enjeux dramatiques et le manque de rythme de l’intrigue laisseront le spectateur, mort d’ennui, en gravitation dans le vide. Même l’engagement de Tom Cruise n’y changera rien. Oublions Oblivion !