One-Punch Man, édité par l'éditeur français Kurokawa, c'est l'événement le plus attendu de l'année sur la planète manga. D'abord diffusé, à partir de 2009, sous la forme d’un webcomics (BD diffusée uniquement sur internet), One-Punch Man est vite devenu très populaire au Japon, dépassant les 10 millions de visites avec une moyenne de 20 000 par jour. En 2012, il est publié sur papier pour la première fois par le plus gros éditeur de mangas, Shueisha. Dix tomes sont parus, et les lecteurs français vont enfin pouvoir les découvrir traduits.

Un auteur anonyme et un ton décalé

Créé par One, un auteur qui désire rester anonyme, la série a été reprise pour l'édition en manga par le mangaka Yusuke Murata. Malgré la concurrence écrasante, elle est sortie du lot en s'amusant à détourner les règles du genre. Au début, le héros de la série, Saitama, est chauve et plutôt insignifiant. Avec un entraînement intensif, il va devenir l'homme le plus fort du monde.

Saitama peut tout détruire d'un seul coup de poing, d'où son surnom de "One-Punch Man". Mais sa force colossale devient problématique lorsqu'il ne trouve pas d'adversaire à sa mesure et s'ennuie dans son métier de héros. Il combat des créatures monstrueuses tout en s'inquiétant de ne pas avoir sorti les poubelles le jour de la collecte : l'histoire est décalée alors que le dessin est très réaliste.

Le marché du manga en France se porte de mieux en mieux : l'an dernier, 1 585 mangas ont été publiés dans l'Hexagone, contre 227 en 2000. En tête des ventes, le 75e tome de One Piece (Glénat) s'est écoulé à 170 000 exemplaires ; One-Punch Man devrait placer la barre un peu plus haut.

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