Des blondes en larmes ou pendues au téléphone, des combats aériens ponctués d'onomatopées, dans l'esprit des comic books qu'il affectionnait tant... L'univers explosif de l'artiste américain Roy Lichtenstein, décédé en 1997 à l'âge de 73 ans, est mis à l'honneur à partir de mercredi au Centre Pompidou, à Paris.

L’exposition, qui dure jusqu’au 4 novembre, invite aussi à aller “au delà du Pop art”, pour découvrir des aspects moins connus du travail de Roy Lichtenstein, explique à l'AFP la commissaire Camille Morineau, conservateur au Musée national d’art moderne. Ainsi les sculptures de l’artiste new-yorkais, ses estampes, sa réinterprétation des grands maîtres du XXe siècle, le thème de l’atelier du peintre et les tableaux zen de la fin de sa vie, occupent une place de choix dans le parcours.

140 oeuvres au total

Le Centre Pompidou est la quatrième étape de cette grande rétrospective qui a débuté à Chicago en mai 2012, a poursuivi avec Washington avant d’aller à Londres puis à Paris. “Nous avons repris seulement un tiers des oeuvres”, précise Camille Morineau. “Lorsque je tenais beaucoup à certains tableaux, j’ai négocié âprement. Au final j’ai eu ce que je voulais”, assure-t-elle.

Au total, le Centre Pompidou présente 140 oeuvres dont 46 sculptures et 30 peintures, sur une superficie de 950 m2. Un espace plutôt contraint pour la première véritable rétrospective parisienne de ce peintre adepte des très grands formats, qui s’arrache aux enchères.

Plus d'infos sur www.centrepompidou.fr