Jappeloup, ce n'est pas seulement un nom mythique de l'histoire de l'équitation. Ni le titre d'un film au beau succès de box-office. C'est aussi une marque déposée, qui risque d'être exploitée à tort et à travers. C'est ce que Pierre Durand, l'ancien cavalier de Jappeloup, veut éviter, a révélé L'Express. Quitte à employer la manière forte.

L'éleveur avait déjà déposé la marque

Durand a assigné un justice les coproducteurs du film, Pathé et Acajou Films, devant l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (Ohmi) pour les empêcher de commercialiser le nom de Jappeloup à des fins autres que cinématographiques.
Henry Delage, l'éleveur du cheval, s'insurge : c'est lui qui a déposé la marque Jappeloup depuis une vingtaine d'années, d'après le nom de sa ferme. Le cheval n'était pas fait pour devenir une bête de course : sa petite taille en a fait l'outsider idéal des championnats... et des belles histoires où le plus faible gagne à la fin.

Pierre Durand et Jappeloup sont devenus champions olympiques de saut d'obstacles en 1988 à Séoul. Le cavalier a raconté son histoire dans Mon ami Jappeloup, paru chez Michel Lafon.