Renaud est de retour, vous êtes peut-être au courant. Après la chanson "Toujours Debout", et avant l'album à paraître en avril, c'est dans le prochain numéro de Charlie Hebdo qu'il prend la plume. 20 ans après sa première collaboration avec le journal satirique, le chanteur prendra la plume, deux fois par mois.

"Ça va faire plaisir à d’aucuns (nombreux j’espère), ça va valoir à Charlie quelques ventes et (ou) quelques abonnements en plus (j’espère aussi), et pis surtout ça va en énerver plus d’un, ce qui me met en joie", écrit Renaud, dans sa première chronique, dont BFM TV dévoile quelques extraits.

Ses proches ont tenté de le dissuader

L'auteur de "Mistral Gagnant" explique être guidé par "les simples désir et plaisir d’écrire" et pour "offrir deux colonnes de bonheur, de colères, d’émotions, de douleurs qui habitent ma triste vie de saltimbanque enroué (pas si triste que ça, ces temps-ci)".

Reste que l'idée de le voir collaborer à Charlie n’a pas forcément fait plaisir à ses proches. "'C’est plus ce que c’était', 'Ta vie sera un enfer!'", lui a-t-on dit. "'Tu vas être obligé de te cogner des flics en permanence pour ta sécu!', voire 'Tu pars en tournée bientôt, tu risques de voir tes concerts perturbés, et même annulés pour cause d’alertes à la bombe', etc."

Son fils lui a mis "une branlée au Scrabble"

Réponse de Renaud : "Même pas peur!". L'intéressé explique qu'il est "resté en 1992 où Charlie valait 10 balles alors que de nos jours il en vaut autant, mais ce sont des balles de kalachnikov – ce ne sont pas les 12 victimes de janvier qui me contrediront", poursuit-il, soudain plus grave.

Plus loin, il parle de son fils Malone, 10 ans, qui lui a "foutu une branlée au Scrabble". "Je n’en reviens pas de son intelligence hors normes et de sa culture très cultivée comme son père, mais j’ai 54 ans de plus que lui et j’ai lu tous les livres. (À l’exception du Coran, mais je m’y mets bientôt…)", ajoute Renaud, non sans à propos.

Le chanteur conclut en annonçant le sujet de sa prochaine chronique : "'le peuple corse' et particulièrement un prisonnier corse otage de la raison d’État, j’ai nommé Yvan Colonna". Ça promet...

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