« On devrait faire l’interview sous hypnose, parce qu’on a l’impression de passer sur le divan. » Il est vrai que la rencontre avec Singtank peut parfois s’apparenter à une psychothérapie familiale. Et pour cause : Alexandre et Joséphine de La Baume, qui forment ce duo français, sont frère et sœur. « Au grand dam de nos parents, on n’a jamais pensé à faire autre chose qu’un métier artistique, explique Alexandre. Ils étaient inquiets au début, mais maintenant, ils sont fans de notre musique. » Pour sa frangine Joséphine, qui écrit les paroles des chansons, le travail en famille a ses avantages : « C’est plus fluide, on comprend rapidement où l’autre veut en venir, ce que chacun peut apporter. »

Une association audacieuse
Mais d’où vient cette symbiose, alors que les frères et sœurs auraient plutôt tendance à se chamailler ? « On est d’accord sur le fait de ne pas s’entendre, explique Alexandre, parce qu’on voit que ça nous sert. Joséphine a toujours eu un tempérament plus rock, avec un goût pour la musique plus agressive, tandis que moi, j’avais un côté adolescent, mélancolique et contemplatif. On s’échangeait nos coups de cœur musicaux, et ça donne un mélange complémentaire. » Une association audacieuse que l’on retrouve sur le premier album du duo, In Wonder, objet pop par excellence. « Nos parents écoutaient de la musique classique très fort dans le salon, on avait un grand frère qui jouait du jazz, donc on avait une cacophonie permanente. C’est peut-être pour ça qu’on fait de la pop », avance Joséphine en souriant. « On s’est retrouvés sur la brit pop, un son fait de mélodies accrocheuses et de textes ironiques », complète Alexandre. Et peut-on envisager un jour un album solo pour l’un des deux ? « On ne refuserait pas l’expérience, confie Joséphine, même si ce serait forcément moins bien ! (Rires.) »