Stromae et les Clash, même combat ? C’est, en substance, le discours de Pascal Nègre, le big boss de la major Universal dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Marianne. Chez son poulain, roi des charts avec près de 2 millions d’exemplaires vendus de l’album Racine Carrée, "il n’y a pas une vision de lutte mais il y a une vision de la société. Et elle est totalement désabusée. C’est sûr, ce n’est pas "no future" mais sa chanson "Alors on danse", elle dit tout. Rien ne va ? Eh bah alors on danse ! Vous avez la même idée dans la musique techno, c’est un moyen de contester".

"Aujourd’hui, les artistes sont conscients mais désabusés"

Pour Pascal Nègre, "les crises amènent toujours des nouveaux courants (…) Le punk après le choc pétrolier, le grunge après la crise des années 1990. Là ce qui est amusant c’est que la crise amène un mélange de musique électro et de musiques urbaines avec des textes plutôt désabusés à la Stromae ou Maître Gims". Lucide, le patron d'Universal estime que "ce n’est pas la lutte finale, on n’est pas là-dedans quoi ! Aujourd’hui, les artistes sont conscients mais désabusés. Le symbole de l’artiste engagé aujourd’hui c’est Stromae. Il ne l’est pas, tout en l’étant."

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