Hier, les tabliers étaient bien mis, les têtes bien hautes et les rêves pleins la tête. Les seize candidats de Top Chef 4 étaient au rendez-vous. Tous professionnels, dont certains officiant dans des restaurants étoilés, le niveau s'annonçait élevé. Après tout, comme nous le disait Jean Imbert, vainqueur de la saison 3, le concours est un véritable tremplin.

Dès le début, les nouvelles cartes sont distribuées : c'est la crise, même derrière les fourneaux. Fini le gâchis, adieu les mets chers à chaque assiette. On parle de produits de base, de portefeuille. D'ailleurs, avant de voir les cuisines Top Chef, on commence dans un supermarché, rayon promotions, avec 8 candidats. Tous passionnés, appuie-t-on bien. Cette première épreuve est longue, très longue. Chacun doit préparer un plat avec un élément transformé : maïs, thon, corn flakes… Nouveauté cette année : en pleine compétition, interruption pour une, puis deux mini-épreuves : une mignardise à base de bonbons et un œuf mollet frit. "La cuisine, c'est l'art de transformer, assène Jean-François Piège. Aujourd'hui, on va chercher le magicien du placard." A-t-on trouvé le prestidigitateur ? Plutôt le lapin dans le chapeau.

Tom Cruise à tout-va

Et la piste aux étoiles commence avec Julien. Il est jeune papa, il est "chef pour milliardaires" (un indicateur de bon goût ?) et Vietnamien adopté enfant par maman Françoise. Bref, on tient le candidat tire-larmes ou tête-à-claques, qui cite Tom Cruise à tout-va. Ensuite, vient Joris "le Viking" et son regard bleu acier : "Quand je touche un produit, je veux faire de l'excellent." Bingo : son œuf mollet frit l'envoie en deuxième semaine. Pas très sûre d'elle mais acharnée, Latifa gagne la mini-épreuve et rejoint Joris. Du feu sous la glace, maintenant, avec Yoni. L'air zen n'est qu'en surface.

Le second groupe entre en scène. Mais dans un marché en plein air. Ghislaine Arabian a décidé de plomber le groupe avec un plat autour de la salade et une mini-épreuve "colorez du riz et du poisson à l'aide d'épinards". Thierry Marx, lui, demande aux chefs un soufflé au fromage sans four. Pourquoi ? Parce que. Virginie, montée sur piles, et Adrien, le nerd à lunettes, passent direct en deuxième semaine. Thierry Marx se lâche et nous parle du "référent texture" avant de rappeler qu'un plat classique, "c'est un plat innovant qui a réussi."

Histoire de finir avec un feu d'artifices, les 10 restants se retrouvent à cuisiner des trompe-l'œil sous la houlette de Michou et de ses Michettes. 

Thierry de L'Amour est dans le pré arrive !

Cette soirée nous laisse un peu sur notre faim. Ce sont des pros et ils ne brillent pas par l'excellence. Entre gros pâté et superbe dressage, c'est le grand huit. On retiendra quand même la superbe image incongrue de Jean-François Piège et Christian Constant au milieu des plats surgelés et du pain industriel. Les trois éliminés n'auront pas eu le temps de faire des étincelles. Etienne est "frustré", Emilie est déroutée et Aurélien garde un "goût amer".

La semaine prochaine, les candidats devront cuisiner les restes d'un plat de Jean-François Piège, préparer un mets pour Florent et Laure Manaudou, Frédéric Bousquet et Camille Lacour. En maillots de bain. Qui leur salivera dessus ? Pour calmer tout le monde, il faudra s'atteler aux plats préférés des présidents de la République. En réalité, on attend avec impatience l'émission 3, avec Thierry et son épouse, rencontrés sur L'Amour est dans le pré. M6 nous a donné un aperçu : "D'abord, il faut avoir la frite, avant d'avoir la moule." Top Chef sera top classe cette année.