"Je me sens au pied d'une montagne, je ne peux pas me rater aujourd'hui." Mauvais poisson d'avril pour Virginie Martinetti dans Top Chef 2013, lundi. Après une soirée mouvementée, elle a été éliminée du concours culinaire de M6. La cuisinière n'a cependant pas démérité tout au long de son aventure.

De la communication aux cuisines du monde

A 35 ans, Virginie est propriétaire de son restaurant, La Pescalune, à Bargemon. Pourtant, elle ne s'était pas engagée dans cette voie. En effet, elle commence son parcours dans… une agence de communication. Mais son amour pour la cuisine est plus fort et elle plaque tout. Contrairement à beaucoup, elle décide d'apprendre sur le tas, plutôt qu'en école. Elle découvre plusieurs pays et leurs façons, avant d'ouvrir son restaurant en 2008. Elle a alors 30 ans.

Virginie est une femme de caractère. Comme tout chef, nous direz-vous. Mais pas seulement. En-deça des autres candidats sur le côté technique, elle compense par ses mélanges de saveurs, des idées bien trouvées (comme le chou pâtisserie pour revisiter le chou farci) et une motivation sans faille. Quelle que soit la difficulté présentée par la production de Top Chef, "Vivi" n'a jamais baissé les bras, même face aux pommes de terre diamant du chef Etchebest. Et toujours avec le sourire. Enfin presque.

Un caractère trempé derrière un grand sourire

Car la cuisinière a un franc-parler certain. Et ne fait pas de compromis. Ainsi, lors de la guerre des restaurants, elle se braque contre Yoni. "J'ai envie de le bouffer, lançait-elle. Mais pour qui il se prend, ce garçon." Le problème est-il un trop-plein de testostérone dans la cuisine Top Chef ? A voir les semaines prochaines, maintenant qu'il n'y a plus qu'une femme, Naoëlle, en lice. Lundi soir, Virginie faisait les frais de l'esprit de compétition de Fabien, qui refuse de lui donner… un brin de thym. Cependant, il faut admettre que Virginie était en-dessous du niveau. Face à des cuisiniers à la technique aiguisée, elle se retrouvait trop souvent limite.

Si son départ du concours créera un manque derrière les pianos, Virginie sera surtout regrettée pour ses sourires francs. "Top Chef, c'est sans cesse rechercher dans sa passion pour se dépasser", explique la jeune femme. Et ça, elle n'en manque pas. Or lundi soir, elle s'est effondrée : "Je suis comme un citron. Quand t'as tout pressé, y'a plus de jus." Certes elle s'en va, mais la tête haute. "Je suis venue chercher un peu de légitimité, rappelle-t-elle. je repars plus forte. J'ai au moins eu le temps de leur montrer qui j'étais. C'est la plus belle chose qui pouvait m'arriver." Et de partir sous les applaudissements des chefs.