Les fans de séries ne sont pas prêts de quitter Chester's Mill. La petite bourgade, théâtre d'Under the Dome, et ses habitants torturés, reviendront à l'été 2014 pour 13 nouveaux épisodes, après avoir cartonné sur la chaine nationale CBS avec encore 12,1 millions de téléspectateurs lundi pour l'ultime épisode de la saison 1. En moyenne, cette adaptation d'un roman de Stephen King, sans star sinon Dean Norris de Breaking Bad, a rassemblé 13,84 millions de téléspectateurs chaque lundi. Dont 3,5 millions d'adultes de 18 à 49 ans. Le pilote, le 24 juin, avait attiré 13, 53 millions de curieux, un record pour CBS l'été depuis Big Brother, en 2000.

De quoi envisager la suite avec sérénité. "La première saison était basée sur le roman", explique au Hollywood Reporter le producteur et scénariste Brian K. Vaughn. "La suivante excite King depuis le début. Si vous lisez le roman, il se déroule l'espace de quelques semaines. Le rêve de King a toujours été : 'comment les chosent changeront lorsque les protagonistes ne seront pas coincés ensemble pour quelques jours, mais peut-être pour toujours ?".

Avec la bénédiction du maitre

Bref vous l'avez compris, ce satané dôme n'est pas prêt de disparaître. Et passé les explications, distillées au fur à mesure de la première saison, le challenge de la saison 2 s'annonce corsé. "Avec la première, nous voulions établir la tonalité de la ville, avec des habitants qui se demandent s'ils sont vraiment enfermés et si il y a une chance qu'ils sortent un jour", souligne Brian K. Vaughn. "Dans la deuxième, tout le monde saura qu'il n'est pas possible de sortir, et ça deviendra normal. Ce qui nous permettra d'explorer des idées que le roman n'a pas abordé".

Le succès d'Under the Dome constitue une bonne surprise pour la network CBS, l'oeuvre de Stephen King n'ayant pas toujours supporté le passage de l'écrit à l'écran. L'auteur lui-même a souvent dénigré les adaptations de ses romans. A commencer par celle de Shining par Stanley Kubrick. Sur Under the Dome, en revanche, il est impliqué depuis le début, ravi de collaborer avec l'équipe, et notamment Steven Spielberg à la production. Sa bénédiction joue sans doute dans la bienveillance des fans à l'égard de la série qui emprunte par instant le parfum de mystère de Lost... Une série sur laquelle a travaillé Brian K. Vaughn.