Des adultes qui s’aiment comme des ados
Après les premiers tourments amoureux d’une lycéenne, Lisa Azuelos s’attaque à l’idylle impossible et fantasmée d’un couple de quinquas. Elle, c’est Elsa, une écrivaine sexy qui refuse de jouer les maîtresses. Lui, c’est Pierre, avocat, père de famille et fidèle à sa femme. Dès leur première rencontre, c’est le coup de foudre mais, pour ne pas trahir leurs principes, ils ne vivront leur passion qu’en fantasmes, ici mis en images dans de petites vignettes, tantôt séduisantes tantôt grotesques.

Une patte "dans l’ère du temps" 
SMS culculs et coquins surgissant à l’écran, images de carte postale (Paris, Londres...), héroïne bourgeoise sortie d’un magazine de mode, montage quasi clipesque et B.O. fédératrice (Robbie Williams, Francis Cabrel...) , la réalisatrice de LOL reprend tous les ingrédients de son grand succès teenage. Pas très innovant certes, mais vif et efficace.

Au carrefour des genres
A l’instar de LOL qui alternait roucoulades ados et chronique familiale, Une rencontre joue sur les deux tableaux. Quand il s’éloigne de la romcom, le film glisse dans la tranche de vie en captant le quotidien de ses héros, malheureusement bien trop nantis pour inviter à l’identification.

Sophie Marceau, maman sexy
Célibataire assumée, maman moderne et attentive, fashionista intelligente et entourée d’une bande de copines fofolles, la pétillante héroïne d’Une rencontre est un prolongement de la mère que jouait déjà Sophie Marceau dans LOL. Cette partition, l’actrice la maitrise jusqu’au bout des ongles : son duo avec François Cluzet, qui convainc dans son premier rôle romantique, pallie d’ailleurs les clichés et la surcharge d’artifices de cette love story chimérique.