"Fabriquer The Revenant, c'était en soi aborder la relation de l'homme à la planète, un monde dont nous avons collectivement ressenti comme l'année la plus chaude de l'histoire", a commencé Leonardo DiCaprio, 40 ans, lauréat de l'Oscar du meilleur acteur pour le film de Alejandro Gonzales Inarritu. "Notre tournage a dû se rendre dans les coins les plus reculés au Sud de la planète rien que pour trouver de la neige", a-t-il ajouté.

Effectivement alors qu'il devait entièrement tourner au Canada, le réalisateur mexicain a été contraint d'emmener son équipes dans le Sud de l'Argentine, en raison du réchauffement climatique. Ce dernier, a poursuivi Leo, "est réel : c'est la menace la plus urgente pour nos espèces, et nous avons besoin de travailler ensemble et d'arrêter de procrastiner."

"Ne tenons pas cette planète pour acquise"

Ce discours engagé n'a rien d'étonnant de la part du comédien, nommé messager de la paix pour le climat par les Nations Unies, en 2014. "Nous devons soutenir les leaders autour du monde qui ne parlent pas pour les grands pollueurs ou les grosses corporations, mais qui parlent pour toute l'humanité, pour les indigènes du monde, pour les milliards et les milliards de gens non privilégiés qui seront les plus affectés", a-t-il poursuivi.

"Pour les enfants de nos enfants et pour ces gens dont les voix ont été noyées sous l'avidité des politiques, je vous remercie", a conclut la star, devant le tout Hollywood, acquis à sa cause. "Ne tenons pas cette planète pour acquise. Je ne tiens pas cette soirée pour acquise. Merci beaucoup."

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